Partie 4 : Contre-thèse aux preuves pseudo-scientifiques et techniques


Les chances d’aller sur la Lune et d'en revenir vivant sont de 0,0017%?(Kaysing)

Kaysing prétend que les chances d'aller sur la Lune et d'en revenir vivant sont de 0,0017%. Quelqu'un peut m'expliquer son calcul?! Je doute fort de ses talents de mathématicien, une réponse sans démarche est une réponse qui ne vaut absolument rien. Ce chiffre n’a aucun fondement, aucune base mathématique ou scientifique. En réalité l'origine de ce pourcentage serait une blague faite par un employé et ce Kaysing l'a pris pour un fait, à croire qu'il ne sait pas faire la différence entre une blague et un fait réelle.


Nous n'entendons pas le bruit du moteur du module lunaire qui atteint pourtant les 140 ou 150 décibels, celui-ci devrait donc étouffer la voix des astronautes lorsqu’ils parlent.(Kaysing)
Cet argument est absurde, le moteur de descente est situé à l'extérieur du LM, ce faisant nous ne pouvons pas l’entendre directement, car par l'absence d'air dans l'espace, le son ne peut donc pas se propager, contrairement sur Terre. Toutefois, il est possible que des vibrations du moteur puissent se transmettre à travers la structure de l'engin, cependant le niveau sonore ne pourra jamais atteindre 140 décibels à l'intérieur de la cabine. Kaysing peut aussi bien se demander comment nous pouvons arriver à entendre la voix des astronautes lors du décollage des fusées Saturn V ou de la navette spatiale dont les moteurs sont nettement plus puissants et bruyants. En réalité, les micros sont conçus pour capter le son situé à proximité immédiate et sont placés près de la bouche. Les micros utilisés sont fortement semblables à ceux utilisés en aéronautique, ,raison pour laquelle, il est possible d'entendre la voix d'un pilote d'hélicoptère maglré la tulmute du rotor principal.


Le LM est si instable qu’il suffirait qu’un des astronautes bougent d’un poil pour déséquilibrer l’engin.(Ralph René)
Il n’y a pas de raison pour que le LM soit instable si il possède un bon centre de gravité et un bon centre de poussée. En autre, les réservoirs de carburant et de comburant sont de densité différente et donc de masse différente. Ils sont donc placés le plus bas possible et de sorte que leur masse soit bien balancée. Le réservoir de carburant, plus léger, fut placé plus loin du centre de gravité que le réservoir de comburant. De plus, les astronautes étaient situés près du centre de gravité et leurs effets sont d'autant plus négligeable par l'étroitesse du leur cabine, limitant ainsi leurs mouvements. De toute façon, René n'aurait jamais pu arriver à cette affirmation par un jugement scientifique, il ne peut en aucun cas connaître les informations nécessaires pour arriver à cette conclusion, ni faire des essais avec des maquettes conforment aux modèles. De plus, la masse du carburant est nettement plus important que celui des astronautes, pourtant Ralph ne le considère pas comme un problème, à croire que dès qu'un engin lunaire soit habité, plus rien ne fonctionne subitement.

Le LM dispose de divers systèmes de navigation et de guidage permettant de calculer précisément le centre de gravité de l'engin. Le moteur du LM peut modifier légèrement son orientation pour compenser les changements de centre gravité, ce que toutes les lanceurs font, y compris la navette spatiale américaine, car le centre de gravité se trouve modifié au fur et mesure que le carburant brûle. Étant donné que la poussée est entièrement dirigée, le moteur n'a besoin que de pivoter que de quelques degrés. De plus, les lanceur quittant la Terre doivent également compenser le vecteur vent qui peuvent modifier la direction et déstabiliser l'engin, pourtant René ne semble pas remettre en question le fonctionnement même des fusées. Lors de la monté, se sont les 16 moteurs RCS regroupés par quatre qui assurent la stabilité de l’engin, le même principe est utilisé sur de nombreux engin spatiaux dont la navette spatiale pour contrôler l'attitude de l'engin. De plus, ce René remet en question les lois universelles de la gravitation de Newton, ce qui peut nous faire douter sérieusement de la pertinence de ses assertions. Les diverses engins inhabités envoyées sur la Lunes, notamment les sondes Luna 16, 17, 20, 21, 23, 24, et qui y ont atterri ne sont pas plus stables, ils utilisaient le même principe que le LM, celui d’un moteur de descente. Pourtant René ne semble pas remettre en question les missions lunaires INHABITÉES. À noter également que dans le cadre de leur programme lunaire, les Soviétiques ont développé un engin, le LK, fortement similaire au LM américain ce qui prouve que ce concept était tout à fait valide.


Peu de temps avant le premier alunissage, Neil Armstrong s'éjecta d'un prototype du LM pourvant que l'appareil était incontrolable
C'est doublement faux, premièrement le LLRV(Lunar Lander Research Vehicles) était un appareil d'entraînement, construit à deux exemplaires, et non un prototype du LM. Neil Armstrong s'est écrasé suite aux conséquences d'une défaillance mécaniques sur le circuit de pressurisation par hélium du système contrôle de direction. Ce n'était pas dû à la stabilité de l'engin ni au talent de pilote de Armstrong. L'accident revenait à conduire une voiture sur une autoroute avec la direction qui vient de céder. L'accident et la perte de votre voiture a pour cause un bris mécanique, la voiture elle-même n'est pas nécessairement en cause tout comme dans la situation du LLRV. À partir du LLRV, la Nasa développa un engin plus avancé, le LLTV construits à trois exemplaires. Ce dernier enregistra deux écrasements, tous causés par un bris mécanique et non par l'invalidité du concept. De plus, les vidéos du LLRV et le LLTV nous démontrent clairement que l'appareil est un engin très stable. Dès le premier avril 1966, il y eu 100 vols réussis du LLRV, ce qui démontre que le LM était au contraire très fiable contrairement à ce que les conspirationnistes prétendent.


Le LM est tellement petit que même aujourd’hui les ingénieurs indépendants se demandent comment le véhicule a pu décoller avec deux astronautes et le carburant nécessaire.(Bart Sibrel)
Les ingénieurs indépendants ne sont pas bien qualifiés pour affirmer cela, seul les ingénieurs en aérospatiale avec une certaine expérience le sont assez pour affirmer de telles assertions. Le LM utilisait de l’Aérozine 50 avec du peroxyde d’azote(N204). Ce mélange a une impulsion spécifique de 311 secondes , ce qui veut dire qu’un kilogramme de ce mélange produit 1kgf de poussée(soit 9,81N) pendant 311 secondes. Ce qui revient à une poussée de 3000N·s/kg. La poussée totale du moteur est de 15,6kN, il faut donc seulement 5,2kg de carburant par seconde pour faire décoller le LM. La partie supérieur de ce dernier emporte environ 2350kg de carburant ce qui fait une autonomie de 450 secondes. La rapport comburant/oxydant est de 1,59 soit 1443kg de peroxyde d'azote(réservoir jaune) et 907kg d'Aerozine 50(réservoir orange). On notera que le réservoir d'Aerozine 50 est fortement décalée par rapport au centre de poussée et de gravité afin de compenser et équilibrer la différence de masse entre les deux réservoirs. La densité du N204 est de 1,45g/ml et celui de l'Aerozine 50 est de 0,9g/ml ce qui nous donne deux réservoirs d'environ 1000l chacun soit un diamètre de seulement 1,25 mètres. Il suffit de regarder les schémas pour se rendre compte que le LM est de taille suffisante pour contenir ces deux réservoirs. La nourriture, l'eau et l'oxygène ne prennent pas beaucoup d'espace. Il n'y avait que 40kg d'eau, soit 40l, mais assez pour subvenir au besoin des astronautes pendant 3 jours. L'oxygène est sous forme liquide ce qui fait qu'il ne prend pas beaucoup d'espace. La nourriture est de la nourriture déshydratée ou en tube pouvant facilement être rangée dans de petits compartiments. De plus, le module lunaire LK soviétique, quoique contenant une seule personne, était beaucoup plus petit, pourtant Sibrel ne porte aucune accusation sur le programme soviétique.

Sibrel s'imagine parce que la gravité de la Lune est le sixième de la Terre, un engin six fois plus gros devrait pouvoir décoller sur Terre étant donnée qu'il suffit de sextupler la poussée et de sextupler la quantité de carburant. C'est hors de tout propos, il néglige totalement la masse du carburant et des réservoirs additionnels. Supposons que nous avons un engin pesant deux tonnes sur la Lune, dont une tonne pour le carburant et une tonne pour l'engin lui-même et que cet engin à une poussée de 2,5 tonnes. Sur Terre, l'engin pèserait donc douze tonnes. En sextuplant la poussée du moteur vous obtiendriez une poussée de 15 tonnes, mais vous sextuplez sa consommation de carburant et en sextuplant la quantité de carburant, vous sextuplez la masse de ce carburant. Ce faisant, votre engin aurait 36 tonnes de carburant et non six. Étant donnée que vous avez augmentez le volume de vos réservoirs, vous augmenter également la masse de l'engin, celui-ci passe de six à neuf tonnes. Ce faisant, vous vous retrouvez avec un engin de 45 tonnes et non 12, vous ne pourrez jamais le faire décoller avec 15 tonnes de poussée. De plus, une satellisation sur la Lune n'est restreinte par une atmosphère, c'est à dire qu'elle peut se faire à n'importe quelle altitude et pour une vitesse de 6000km/h comparativement à une altitude 250km, due aux contraintes aérodynamiques, et une vitesse de 28 000km/h sur Terre! Il est donc beaucoup plus facile de faire décoller une fusée sur la Lune que sur Terre. Les assertions de Sibrel sont ridicules qu'un ingénieur en aérospatiale n'aurait jamais eues.

Les ordinateurs de l'époque n'étaient pas assez perfectionner pour mettre au point un système de guidage et prenaient l'espace de toute une pièce.
C'est une chose de dire qu'un ordinateur des années 60 ne peut rivaliser avec un ordinateur actuel, mais il est tout autre de prétendre qu'un ordinateur des années 60 ne pouvaient réaliser la charge de travail pour laquelle il a été conçu. Il est vrai que dans les années 60, il y avait des ordinateurs qui prenaient l'espace de toute une pièce et qui nécessitaient une forte puissance électrique, mais c'est encore le cas aujourd'hui avec les super-ordinateurs. Cela ne veut pourtant par dire que des ordinateurs de petite taille n'étaient pas réalisables dans les années 60, aux contraire, il y en avait de la taille d'un électroménager dès 1965. L'ordinateur de guidage d'Apollo et de la fusée Saturn V(Instrument Unit) n'avaient pas besoin d'être extrêmement puissants, juste fiables. Ces ordinateurs furent construits sur mesure et sur commande, ils n'étaient pas des ordinateurs de série utilisés par certaines compagnies et centres de recherche. La Nasa avait en effet les moyens financiers développer un système informatique personnel et les systèmes de guidage du programme Apollo furent les projets informatiques le plus coûteux des années 60. Il faut également souligner que ces ordinateurs sont des systèmes informatiques spécialisés et non tout usage. Ils ne contenaient pas de jeux vidéo, des bases de données d'inventaire ou des registres de personnels et n'avaient pas à télécharger des videos ou de la musique sur Internet. Ils avaient pour but unique de coordonner le lancement, la mise en orbite et de diriger la vaisseau Apollo vers la Lune, ils n'étaient pas reliés à un imprimeur ou à un lecteur de bande magnétique. On peut même considérer le système de guidage d'Apollo comme un auto-pilote.

La plupart des calculs ont été faites au centre de Contrôle de Mission(MCC) par plusieurs ordinateurs centraux très puissants pour l'époque, les résultats ont été ensuite transmises au système de guidage d'Apollo et de l'Instrument Uni. En réalité, le vaisseau Apollo et la fusée Saturn V suivaient une trajectoire prédéterminée, le système de guidage avait pour tâche de comparer la route réelle à la route théorique préprogrammée et d'effectuer les corrections nécessaires. Les ordinateurs tout usage doivent être à un prix raisonnable pour être vendus en un nombre acceptable, ca faisant, on sacrifie sa consommation en électricité et sa taille pour le rendre meilleur marché. Un ordinateur portable est proportionnellement plus coûteux qu'un ordinateur conventionnel, la miniaturisation à un coup. À l'époque, il pouvait développer un ordinateur relativement puissant et compact, mais à un prix fort élevé. Le système de guidage des fusées Saturn V(Instrument Unit), malgré le fait que sa mémoire n'éxédait pas les 460 000 bits, était assez puissant pour effectuer 10 000 opérations arithmétiques par seconde! On s'entend tous pour dire que la Saturn V a belle et bien décollé, un million de personnes assistèrent au décollage d'Apollo 11, dire que l'Instrument Unit, qui assurait la coordination du lancement(les différences séquences d'allumage, de séparation et de correction de trajectoire) et de la mise en orbite, ne pouvait assurer le guidage de la fusée est une ineptie. De plus, les partisans de la théorie du complot ne contestent pas les missions lunaires inhabitées soviétiques qui se sont posées sur la Lune sur la même période, on peut citer Luna 9, 13, 16, 17, 19, 20, 23 et 24. Ils ne contestent également pas les missions martiennes Viking 1 et Viking 2 qui ont été lancées dès 1975 et les sondes Pioneer 10 et 11 date de 1972-73, soit seulement six ans après Apollo 11, la Nasa disposait des moyens technologiques, en informatiques et en communication, pour assuer l'atterrissage un engin sur Mars et l'envoit de sondes explorer les limites du Système solaire. Il est donc ridicule de prétendre que le système de guidage d'Apollo ne pouvait assurer son rôle. De plus, Ferdinand de Magellan a fait le tour du monde en 1521-22 sans aucun système informatique, Charles Lindbergh a traversé l'océan Atlantique sans aucun ordinateur, alors pourquoi il serait impossible d'envoyer un homme sur la Lune avec un système informatique primitive et peu puissant, mais fiable?


La Nasa aurait utilisé leur satellite TETR-A pour duper leurs contrôleurs en transmettant par relais des communications radio.(Argument de Bart Sibrel)
C'est faux, les controleurs recevaient les communications lunaire grâce à des antennes de la MSFN(Manned Space Flight Network) et ces dernières devaient être précisément orientées pour recevoir une transmission. Les contrôleurs n'auraient pas été dupés par un satellite en orbite terrestre, car celui-ci aurait des mouvements fortement différents dans le ciel ne pouvant imiter un engin en trajectoire translunaire ou en orbite autour de la Lune. De plus, au centre de contrôle, le personnel pouvait suivrent le vaisseau Apollo grâce à l'analyse de l'effet Doppler du signal radio reçu par les antennes du MSFN ce qui permettait de déterminer la trajectoire et la vitesse. Un engin faisant route vers la Lune aurait sensiblement toujours la même direction alors que le satellite TETR-A met 90 minutes pour une révolution complète autour de la Terre et est limité à une altitude de 300 à 500 km, or la Lune est située à 384 000 km de la Terre. Cette affirmation est donc totalement impertinent. De plus, l'opération du satellite TETR-A aurait nécessité du personnel. Encore plus aberrant, le satellite TETR-A fut désorbité et consumé dans l'atmosphère le 28 avril 1968, je ne vois vraiment pas comment il aurait pu continuer à émettre des signaux radio jusqu'en 1972...


Les roches lunaires auraient pu être facilement fabriqués en laboratoire(Bill Kaysing)
Ses assertions n'ont aucun sens, de plus aucun des conspirationnistes n'a pu proposer un processus de fabrication pouvant reproduire les caractéristiques géologiques uniques des roches lunaires qui ont été formées dans un environnement radicalement différent de celle de la Terre. C'est à dire un environnement sans air, sans eau et bombardé de rayons cosmiques et solaires ionisants. Certains prétendent à tort que les roches furent bombardées par des micro-ondes, or les radiations spatiales sont ionisantes, pas les micro-ondes. Entre autre, la nourriture qu'on place dans les fours à micro-onde n'en sort jamais ionisée. De plus, les roches lunaires furent datées et sont vieilles de trois à quatre milliards d'année, or je doute très fort que la Nasa eu une telle échéance pour fabriquer ses roches. Kaysing n'est pas un géologue, il n'est donc pas qualifié pour affirmer ses dires, les géologues professionnels démentent ses assertions, ils feraient donc partie du complot si Kaysing avait raison, or cela est d'autant plus impensable.

À noter qu'il y a 2196 spécimens de roches lunaires représentant 97 000 échantillons individuels qui sont étudiés dans plus de 60 centres de recherches dans le monde avec 1100 échantillons envoyés au chercheurs annuellement.


Le gouvernement des États-Unis menacerait n'importe quel géologue par de terribles conséquences si ce dernier affirme que les échantillons qu'il obtient à partir de la NASA ne sont pas d'origine lunaire, de plus les échantillons furent étudiés dans des universités et centres de recherche sous contrôle du gouvernement américain.
C'est absurde, les échantillons lunaires n'étaient pas à la disposition de n'importe quel géologue amateur. Pour obtenir ces échantillons il faut tout d'abord avoir une certaine renommée dans le domaine. Un géologue de renom sera certainement pas intéressé à faire une pseudo-analyse des roches et écrire de fausses publications. De plus, affirmer que les centaines d'éminents géologues ayant étudié ces échantillons feraient partie du complot et auraient gardé le secret pendant près de quarante ans n'a aucun sens. En effet, les roches lunaires furent étudiés dans de nombreux pays et d'universités. Les échantillons rapportés par les missions Apollo sont en tout point similaires au échantillons rapportés par les sonde Luna 16, 20, 24 ultérieurement à Apollo 11. Il est difficile de s'imaginer comment le gouvernement américain a pu influencer les centres de recherches soviétiques, en plein guerre froide, dans leur analyse de leurs roches.


Il y a eu une éruption solaire très violente pendant Apollo 16 qui aurait été fatale pour les astronautes.(Ralph René)

Il est vrai qu'il n'y avait aucune véritable protection contre une éruption solaire intense, cependant les chances pour qu'une se coïncide avec une mission Apollo de durée limitée de 7 à 17 jours était relativement mince, les missions étaient néanmoins risquées et la Nasa espéraient que les probabilités étaient en leur faveur. Pour finir, la mission Apollo 16 eu lieu en avril 1972 alors que l'orage solaire fut observé en août de la même année.

Les micros météorites auraient rendu impossible l’exploration de la Lune
C’est faux, les combinaisons spatiales possède un Integrate Thermal Micrometeoroid Garment qui est recouverte d’une couche intérieur protectrice en nylon enduit de néoprène, une variété de caoutchouc, et d'une couche extérieur de tissu beta, c'est à dire du téflon recouvert de fibres silice, un produit similaire à la fibre de verre. Une deuxième couche de téflon est présente notamment sur les genoux et à certains autres endroits. Le tissu beta offre une protection contre l'abrasion et contre les flammes jusqu'à une température de 650°C. Les micro météorites sont très petites, on parle de l'ordre du micromètre, il n'est donc pas nécessaire d'avoir une protection d'importante épaisseur. De plus, les astronautes qui sont aujourd’hui en orbite sont tout aussi exposés à ces météorites, pourtant les partisans de la théorie du complot ne semble prendre ce détail en compte.


Les combinaisons des astronautes ne pouvait les protéger contre les variations de température(-160 à 140°C) sur la Lune.(Ralph René)
Premièrement, sur Terre, lorsqu'on indique à la météo une température de 25°C, on indique la température de l'air et non la température de la surface d'un corps qui peut atteindre un niveau beaucoup plus élevé, dépendamment de son niveau d'absorption des rayons solaires. En effet, des surfaces, comme par exemple de l'asphalte, peuvent atteindre jusqu'à 80°C! Sur la Lune, la température de l'air n'a aucune importance puisqu'il n'y a pas d'air. 140°C est la température maximale à sa surface et non la température de tous les objets sur la Lune, les combinaisons des astronautes sont conçues pour réfléchir au maximum les rayons du Soleil. En effet, dans l'espace, le seul moyen de propagation de chaleur est le rayonnement des particules et les combinaisons permettent de très bien protéger les astronautes de la chaleur par leur haut degré de réflexion. Les combinaisons sont recouvertes de plusieurs couches des matériaux spéciaux, dont le Mylar aluminisé en cinq épaisseurs, quatre couches de Dacron fournissant un espacement thermique et quatre couches de kapton aluminisés dont deux laminés avec du tissu beta(téflon enduit de fibres de silice) pour réfléchir les radiations.

Les combinaisons permettent également de bien isoler l’astronaute du froid extrême du vide spatial. En effet, l'astronaute est isolé au point tel qu’il a fallut développer un système de refroidissement et de ventilation liquide par circulation d’eau froide dans des tubes incorporés au vêtement intérieur ainsi qu’un système de ventilation pour évacuer l’humidité de la respiration, les odeurs, le CO2 et assurer la décontamination des gaz. À noter également que les sites et les heures d'alunissage ont été choisis pour que le Soleil soit encore bas dans l'horizon de sorte que la température à sa surface ne soit pas trop importante. En effet, les rayons du Soleil n'arrivaient pas perpendiculairement aux astronautes, mais presque parallèlement, l'énergie est donc dissipée. De plus, les astronautes qui sont en orbite terrestre subissent également des variations de température importantes qui sont similaires à celles que doivent faire face les astronautes sur la Lune mais beaucoup plus rapides, on parle de -120°C à 150°C en 45 minutes. En effet, les EVA se font en orbitent basse, ce faisant les orbites ne durent que 90 minutes. Curieusement, les partisans de la théorie du complot ne considèrent pas cela comme un problème lorsque les astronautes restent en orbite sur Terre.


Pourquoi il y a de nombreux plis sur la combinaison des astronautes alors que la pression interne devrait les faire gonfler?
Premièrement, il peut être difficile, pour un oeil inexpérimenté, de différencier une combinaison pressurisée d'une combinaison non-pressurisée. La pression des combinaisons est de 0,3 bars pour permettre aux astronautes de bouger ses membres. Les combinaisons spatiales A7L sont constituées de 21 couches de matériaux, il est donc normale qu’il y ait des plis sur la dernière. En fait, ces 21 couches se divisent deux parties intégrées ensembles, une partie interne composée de 5 couches appelée Torso Limb Suit Assembly ou TLSA qui assure la pressurisation de l'astronaute et la partie externe composée de 16 couches appelée le Integrate Thermal Micrometeoroid Garment ou ITMG qui a pour fonction de protéger l'astronautes contre les radiations solaires, la température et les météorites. Le TLSA possède des joints en accordéon au niveau des coudes et des genoux et des joints articulés aux épaules pour permettre la mobilité des l'astronautes. De le TLSA possède une "couche de contrainte" fait d'un matériaux à la fois souple et hermétique, en effet, celle-ci n'a pas besoins de se gonfler pour être efficace, mais seulement contenir un certain volume l'oxygène autour de l'astronaute, de cette façon, la combinaison ne se gonfle très légèrement. De plus ces plis sont présents sur n’importe quels autres combinaisons spatiales, même celles d’aujourd’hui, et bien évidement les partisans du complot ne vous en parlent pas.


La faible pression interne de 0,3bars des combinaisons ne pouvaient permettre la survie des astronautes?
Cela n'a absolument aucun fondement et démontre une fois de plus leur manque flagrant de connaissances de ces pseudo-scientifiques. Les vaisseaux spatiaux Mercury, Gemini, le LM, le CSM ainsi que les combinaisons actuelles sont également pressurisés à une pression voisine à 0.3 bars, ce que les tenants de la théorie du complot se réservent de dire. En fait, la pressurisation de ces derniers se faisaient à l’aide de l’oxygène pure, or l’oxygène ne représente que 21% de l’atmosphère sur notre planète Terre, ce faisant, même à une pression de 0.3 bars les astronautes pouvaient respirer normalement et disposait de plus d’oxygène d’une personne qui respirant sans combinaison à 2000m d’altitude.


Comment les astronautes ont pu se protéger des radiations sur la Lune par leur mince combinaison spatiale?
La durée d’exposition ne fut pas assez longue pour qu’il y ai un réel danger. Les astronautes ne sont rester que quelques jours sur la Lune. De plus, la combinaison A7l utilisée était constituée de 21 couches de matériaux dont 5 couches de mylar aluminisé et 2 couches de kapton aluminisés, ce n'est donc pas une mince protection aux radiations. Ces matériaux permettent de réfléchir une grande partie des radiations solaires. De plus, les radiations sur la Lune ne sont pas aussi importantes que certains le pense, seulement 0,8 à 2,5 mSv par jour. Autrement dit, dans le pire des cas, une journée passée sur la Lune correspond à une année d'exposition normale sur Terre ce qui n'est en aucun cas mortel. À prendre note que les astronautes de la Station Spatiale Internationale sont exposés à des radiations quotidiennes de 0,3mSv pour une durée pouvant atteindre plusieurs mois, il est donc aberrant de penser que les astronautes d'Apollo n'auraient pas survécu aux radiations solaires.


Les Russes n’ont jamais voulu aller sur la Lune du fait des radiations sur la Lune.
C’est faux, à cette époque, l’URSS et les États-Unis étaient en plein guerre froide, ils se faisaient la course pour être les premiers à envoyer un homme sur la Lune et de le renvoyé saint et sauf sur Terre. Cela était l’objectif ultime de la conquête spatiale et un des enjeux les plus importants de la guerre froide. La Russie a même tenté de développé une fusée N1 dans l’intention d’envoyé sur la Lune des Cosmonautes ainsi qu'un module lunaire LK et un module de command LOK. Cependant, le programme fut un échec dû à un manque de financement, de support technique et d’organisation.


Il faut deux mètres de plomb pour se protéger contre les dangers de la Ceinture de radiation de Van Allen (Ralph René)
En fait, il y a d'énormes fluctuations dans la ceinture de Van Allen qui n'est d'ailleurs pas une ceinture de radiations à proprement parlé, c'est la région de la magnétosphère où les particules du vent solaire et des rayons cosmiques y sont stockées. Ce sont ces particules qui sont radioactives et non la ceinture elle-même. C'est un abus de langage d'appeler les Ceintures de Van Allen, Ceintures de radiation de Van Allen. Les pseudo-scientifiques qui ont de telles assertions sont totalement incapables de fournir la moindre information sur le type de particule en question(particules alpha ou beta, protons, neutrons, ultra-violet, rayons X, photons gamma), sur leur niveau d'énergie et de leur densité. Cette donnée de deux mètres n'a aucune valeur scientifique sans des informations sur ces variables.

Les différents type de particules n'ont pas tous la même capacité de pénétrer dans la matière. En effet, les rayon alpha (noyaux d'hélium) peuvent être généralement stopper par une feuille de papier, en effet ils sont lourd et chargés et donc facilement arrêtés par de la matière. Les rayons bêta(électrons) le sont généralement par une mince feuille d'aluminium de quelques millimètres pour de particule de moins de 2-3 MeV. Les rayons X et les rayons Gamma(photons) sont les plus pénétrantes et nécessitent une forte épaisseur de béton, or ils sont en nombre plus que négligeable et un champ magnétique n'a absolument aucune influence sur les photons, car dépourvu de charge électrique.

En réalité, il n'y a pas une ceinture, mais deux ceintures, une interne et une externe. La ceinture basse qui est située de 1500 à 5000 km contient des protons à une densité de 20 000 particules par cm² par seconde, ceux-ci sont à un niveau d’énergie de 10 à 100MeV qui sont entièrement stoppés par seulement 3,7cm d'ALUMINIUM. Cette zone fut traversée en à peine 5 minutes par les missions Apollo, la durée d'exposition fut donc très courte. Quant à la ceinture haute, elle est située de 20 000 à 36 000km d'altitude, elle contient des électrons à une densité négligeable de moins d'une particule par cm² par seconde et à un niveau d'énergie relativement faible de 1 à 10MeV qui sont entièrement stoppés par 1,85cm d'aluminium. Les deux ceintures furent traversées en seulement une heure et demi, les astronautes eurent six à neuf jours pour se rétablir des radiations de la Ceintre de Van Allen, soit amplement le temps pour récupérer d'une exposition relativement courte. À noter que les vaisseaux Apollo ont traversé la partie la plus mince de la ceinture pour réduire au minimum la durée d'exposition aux radiations. En effet, tous les missions Apollo ayant quitté l'orbite terrestre avait une trajectoire translunaire d'une inclinaison orbitale d'environ 30°. Un vaisseau spatiale suivant cette trajectoire n'aurait qu'à traverser les extrémités des ceintures.

La NASA estime qu'une protection de 2 cm, sans mentionner la nature exacte de la protection, serait suffisante pour protéger les astronautes contres les radiations périodiques, mais qu'il faudrait en revanche une protection de 20cm pour se prémunir d'une éruption solaire intense. On est donc très loins des 2 mètres de plomb mentionné par les partisans du complot. En fait, ce deux mètres est probablement vrai pour les rayonnements les plus intenses en dehors du rayonnement normal de la ceinture de Van Allen. En effet, il existe des rayons cosmiques à un niveau d'énergie extrêmement élévé, on parle de 10 puissance 20 eV, mais ils sont en quantité plus qu'infinitésimale au point tel que les astrophysiciens en arrachent pour les détecter à des fins d'études scientifiques. Ces particules viennent hors du système solaire ou plutôt de d'autres galaxies.

Lors de la mission Apollo 14, où l’exposition aux radiations fut la plus intense, on estime que les astronautes ont subit une dose de 28,5mSv(2,85 rem). En effet, chaque astronaute portait un appareil pour mesurer le niveau de radiations absorbées, c'est à dire un dosimètre. Les doses de radiations accumulées par les astronautes étaient régulièrement reportées à Houston. La dose maximale recommandée pour les travailleurs du nucléaire, par les autorités américaines, est de 50mSv(5 rem) annuellement pour un an et 100mSv(10 rem) pour 5 ans, alors que la dose normale n’est que de 2,4mSv/an. La dose létale atteint en revanche 3 500mSv(350rem) avec un taux de mortalité de 50% dans les 30 à 60 jours suivants l'exposition sans soin médical. Les radiations n’ont en aucun cas pu tuer les astronautes, ceux d'Apollo 14 ayant seulement reçus le 1/125 de la dose létale et douze fois la dose annuelle normale de radiation en seulement huit jours. En réalité, les premiers syndromes d'une irradiation aigus apparaissent en général à 750mSv(75 rem) et pour une dose de 1 Sv(100 rem), on estime en général que le risque de développer un cancer fatal dans les 30 ans est de 1,8 %. Il est donc aberrant de s'étonner que les astronautes d'Apollo n'ont eu aucun symptôme d'irradiation aiguë avec seulement 28,5mSv pour Apollo 14

Les Soviétiques ont envoyés sur la Lune la sonde Zond 5 contenant à son bord une charge utile biologique de tortues, de plantes, graines, des insectes, des bactéries et d'autres organismes vivants. Cette sonde a traversé les ceintures de Van Allen, effectué un vol circumlunaire autour de la Lune à moins de 2 000km d'altitude puis est retournée sur Terre en ramenant en vie les êtres vivants contenant à son bord. Les tortues ont toutefois perdus 10% de leur masse, mais ne montraient aucune perte d'appétit et demeuraient actives. Elles n'avaient aucun syndrome d'irradiation aiguë. À noter que les charges biologiques des sondes Zond 6 et 8 survécurent également aux radiations spatiales, cependant celle de Zond 6 périt dans la décompression du vaisseau. Ce qui prouve hors de tout doute raisonnable, que les radiations de le ceinture de van Allen ne sont pas mortelles sous la protection d'une capsule spatiale convenablement conçue. Pour finir, même James Alfred van Allen, le découvreur des ces ceintures, a démenti ces rumeurs sans fondement.

 


Le niveau de radiation de la ceinture de Van Allen est en fait beaucoup plus dangereuse que la Nasa prétend
C'est encore un argument sans fondement, les États-Unis ne sont pas les seuls qui ont effectué des études sur la ceinture de Van Allen, on peut en autre citer la participation canadienne et les études effectuées par les Soviétiques qui ont peut être été plus poussées que celles effectuées par la Nasa. Le Canada et l'URSS seraient donc impliqués dans la supercherie, or cela est impensable. De plus, les données recueillies sur la ceinture de Van Allen furent utilisées et sont toujours utilisées pour la conception et le développement des satellites et de sondes qui sont conçus pour opérer dans ou au-delà de la ceinture de Van Allen, en effet cette région est d'une importance économique non-négligeable et de nombreux engin spatiaux l'a traversée, si les données étaient fausses ou volontairement sous-évaluées, ces satellites et ces sondes ne pourraient fonctionner correctement. En autre, les satellites GPS et les futures Galileo opèrent et opéreront à 20 000-25 000km d'altitude, soit dans la ceinture externe. L'orbite fortement elliptique de Molniya, utilisée notamment par la Russie, implique que les satellites utilisant cette orbite traversent quatre fois par jour les ceintures de Van Allen. À noter que de multiples sondes ont traversé les ceintures de Van Allen, on peut citer les sondes Luna, Marsnik, Mariner, Viking 1 et 2, Pathfinder, Spirit et Opportunity, Beagle, Voyager et Deep Space one, or si les radiations étaient si intenses, il serait fort difficile de transmettre des données par télécommunication à travers ces intenses radiations et les systèmes électroniques des satellites auraient été grillés et détruits.


Selon une étude secrète menée par l'URSS obtenu par la CIA, il faut une protection d'un mètre pour protéger les astronautes des radiations spatiales.
Depuis quand ces personnes ont accès aux rapports confidentielle de la CIA, ils seraient des agents secrets? En réalité, ils ne peuvent certainement pas l'avoir lu puisqu'ils disent eux même qu'il est secret. Encore plus aberrant, comment ils ont pu connaître moindrement son existence? C'est une pure invention, le CSM n'a clairement pas une protection d'un mètre d'épaisseur, pourtant l'URSS n'a jamais contesté l'exploit américain et ce jusqu'à ce jour. De plus, le module orbital lunaire soviétique, le LOK, ainsi que la sonde Zond 5 n'ont, de tout évidence, aucunement une protection de d'un mètre d'épaisseur.


Kaysing se demande pourquoi on utilise par la technologie des combinaisons spatiales pour se protéger lorsqu'on prend une radiographie.
Il peut aussi bien se demander pourquoi on ne porterai pas une combinaison anti-radiation à la place....


Les films des caméras et appareils photo n'auraient pas pu supporter la température de la Lune
C'est faux, les appareils avaient une surface en métal poli pour réfléchir les rayons du Soleil et ainsi réduire le degré d'absorption. Les films, étant placés dans les appareils ou dans des magasins spéciaux, n'étaient donc pas exposés aux rayons et la seule façon pour qu'ils soient chauffés, est la conduction thermique nécessitant un contact direct avec la surface interne de l'appareil ce qui n'est pas le cas. Les films utilisés n'étaient pas des films ordinaires, mais spécialement conçus pour la Nasa. Selon Kodak, ils pouvaient supporter une température de 90°C sans déformation et étaient enroulés sur une bobine à l'intérieur d'un magasin conçu pour les garder au frais, ils étaient donc bien à l'abris.


David Groves a démontré, au cours d'une étude, que les films utilisés par Apollo n'auraient pas pu supporter les radiations sur la Lune
Premièrement, au cours de son étude, Groves n'a jamais utilisé les appareils photo Hasselblad EL/500 et EL/700 modifiés que la Nasa a fournit aux astronautes lors des excursions lunaires. Il y a là une source flagrante d'erreur et d'invalidité dans ses expériences. De plus, Hasselbald affirme avoir ajouter une protection additionnelle contres les radiations et la température sur les magasins des films et appareils photo. Le docteur Groves n'a fait aucune documentation sur l'effet possible de cette protection puisqu'il n'y a portée aucunement attention. De plus, Groves a exposés les films à des rayons-X à un niveau d'énergie de l'ordre de 8MeV alors qu'en réalité ces derniers ne dépassaient pas les 5KeV, il a donc exposé ses films à des rayonnements d'un niveau d'énergie 1 600 fois supérieurs à la valeur réelle. En aucun cas, ses études ne sont valides, mais plutôt totalement fausses.


Pourquoi il n’y a aucune photographie prise des sites d’alunissage des missions Apollo à partir de télescope terrestre
Contrairement à ce que certaines personnes affirment, il n’y a aucun télescope à ce jour assez puissant pour photographier la Lune avec une telle précision. Si c’était le cas, cela signifierait que toutes les grands observatoires spatiaux seraient impliqués dans le complot, refusant délibérément de prendre des images de Lune et mentant sur la capacité réelle de leurs télescopes, or cela représenterait des milliers de personnes. Pour plus d’explication, Hubbe est doté d'un miroir principal de 2,4 mètres, sa résolution maximale est 0,048 secondes d'arc(0,116/2,4). Cela signifie que le plus petit détail que Hubble peut prendre de la Lune, située approximativement à 400 000km de la Terre, est de l'ordre des 90 mètres, or le module lunaire a un diamètre de seulement 4 mètres, soit une dimension radiale de 0,002 secondes d’arc. Même un télescope ayant 24 fois la puissance de Hubble(résolution de 0,002 secondes d'arc) et qui aurait théoriquement un miroir principal de 60 mètres de diamètre, ne pourrait jamais distinguer le module lunaire, car le plus petit détail observable sera de 4 mètres, autrement dit il ne pourra que prendre une image d'un pixel d'un objet de la taille du LM! Il faudrait un télescope ayant une résolution minimale d'un mètre sur la Lune pour pouvoir distinguer quelques détails, soit une résolution minimale de 0,0005 arc secondes. Autrement dit, 96 fois le puissance de Hubble, soit un télescope doté théoriquement d’un miroir principal de 240 mètres de diamètre! Ce qui serait totalement impossible à réaliser. Pour pouvoir photographier des détails encore plus petits comme le drapeau américain ou les empruntes de pas, un télescope 500-750 fois plus puissant que Hubble sera nécessaire, donc un miroir principal de presque trois kilomètres! Plus récemment, le LBT(Large Binocular Telescope) constitué de deux miroirs de 8,4m va bientôt être inauguré, celui-ci aura une résolution de 0,005 arc secondes, soit le télescope le plus puissant au monde, cependant cela n'est toujours pas assez puissant pour photographier la Lune avec assez de précision. De plus, l'atmosphère terrestre limitera grandement ses capacités, ce faisant, ce télescope ne pourra jamais être utilisé à son plein potentiel, contrairement à Hubble qui est en orbite.

Une galaxie standard a une taille de 100 000 années-lumières voire davantage! Ce faisant, même à une distance de 13 milliards d’années-lumière, c'est à dire à la limite de l’univers connus, sa dimension radiale est de 1,5 secondes d’arc, soit bien plus facile que de photographier le LM.


Pourquoi la Nasa est incapable d'envoyer une mission habitée vers Mars si elle pouvait faire atterrir des hommes sur la Lune
Un Voyage vers Mars sera beaucoup plus complexe et sa réalisation sera sans commun pareil en comparaison d'une mission habitée lunaire. Les missions lunaires Apollo avaient durée en moyenne d'une à deux semaines alors qu'une mission vers Mars durera de deux à trois ans. Les besoins en nourriture, en oxygène, en eau, en confort et en espace vitale et en hygiène sera d'autant plus importante par la durée de cette mission que par l'augmentation de son effectif, en effet l'équipage sera constitué de six à huit personnes comparativement à seulement trois membres pour les missions Apollo. Imaginer un peu le nombre de serviettes hygiéniques que huit personnes auraient besoins pour trois ans! Cet engin sera donc beaucoup plus lourd et plus volumineux que les capsule CSM d'Apollo ou que tout autre engin spatial actuel. En effet, chaque personne nécessitera environ 5kg de ressources à chaque jour pour s'alimenter, s'hydrater, respirer et se laver, or cela nécessiterait entre 22 000kg et 44 000kg d'approvisionnement pour la durée d'une seule mission sans prendre en considération les systèmes de distribution et de mise en réserve. Il est donc hors de question de pourvoir à la totalité de tous ces besoins et pendant toute la durée de la mission directement, or il est encore impossible, à l'heure actuelle, de développer un système de recyclage assez efficace pour subvenir à tous ces besoins. Nous sommes dans l'incapacité de mettre au point un système à boucle fermée pouvant totalement recycler l'urine, les excréments et le dioxyde de carbone. Une station spatiale habitée en orbite terrestre reçoit régulièrement la visite d'un vaisseau ravitailleur pour permettre de poursuivre la mission, or il serait fort difficile d'approvisionner un vaisseau faisant route vers Mars et il sera encore plus impossible d'assurer l'autarcie d'un vaisseau spatiale pendant trois ans avec la technologie actuelle.

L'apesanteur causera d'énormes problèmes sur la santé, notamment l'atrophie musculaire, en effet les astronautes de la station spatiale internationale doivent faire trois heures d'activités physiques quotidiennement pour éviter que leurs muscles s'atrophient. De nombreux muscles n'ont presque aucune utilité lorsque l'astronaute est en état d'apesanteur, car ils n'ont plus à s'opposer en permanence à la gravité terrestre. Dans l'espace, le sang, qui est normalement dans les membres inférieurs du corps, n'est plus sujet à la gravité, migrera donc vers la poitrine et la tête d'où une teinte rougeâtre au visage bouffit. L'organisme interprète cela comme une augmentation du volume sanguin dans le corps, par conséquent une élimination urinaire massive d'eau et de sels minéraux va s'en suivre. La diminution du volume sanguin entraîne une diminution de globules rouges ou hématies d'où une anémie "spatiale". Une fois sur Mars, le retour à la gravité, même aussi faible que le tiers de celle de la Terre, sera très éprouvant pour les astronautes. En effet, ces derniers viennent de passer six mois à gravité zéro et la moindre activité physique serait particulièrement intense et nécessitera un effort important de volonté. Les astronautes qui reviennent sur Terre suite un séjour prolongé de plusieurs mois sur Mir ou sur ISS ont peine à se tenir debout et ont besoin de plusieurs semaines de récupération. La gravité a également d'autres effets pervers telle que la fragilisation et la décalcification des os. À leurs actuel, nous ne savons pas si il est possible ou non pour un os fracturé ou cassé de se ressouder dans l'espace. L'alimentation doit donc être riche en calcium et potassium et des activités physiques régulières, intenses et quotidiennes sont nécessaires pour maintenir les os en bonne santé et éviter ostéoporose. Paradoxalement, un taux important de calcium dans l'urine augmente les risques de calculs rénaux qui peuvent, dans le pire dans cas, bloquer l'urètre et entraîner de sérieuses complications. Un astronaute possédant des qualités de médecins et peut-être même de chirurgiens et disposant de matériels médicaux dernier cri sera nécessaire pour le bon déroulement de la mission. L'affaiblissement du système immunitaire est également un autre problème lié à l'apesanteur, on aperçoit une basse non négligeable de lymphocytes, le risque d'une infection lors d'un voyage vers Mars ou lors du retour sur Terre n'est pas à prendre à la légère. Dernièrement, les astronautes peuvent ressentir des vertiges et avoir des vomissements avant de se réadapter à la gravité martienne ou terrestre. Ces effets semblent être proportionnels à la durée de la mission passée en micro-gravité. Ce faisant, les premiers jours sur Mars risquent d'être très désagréables pour nos explorateurs.

Une co-existence entre huit astronautes dans un espace restreint et fermé sera également problématique. En effet, des tensions et des rivalités peuvent survenir entre les collègues de travail. De plus ces astronautes devront vivre sans grande intimité, dans un isolement social ainsi que dans une atmosphère de travail de hauts risques, donc à hauts facteurs de stress. Un support psychologique sera donc nécessaire, l'assistance terrestre sera fortement limitée par le délais de plusieurs minutes des transmissions. Lorsque Mars et la Terre sont les plus éloignées l'une de l'autre, le décalage des signaux sera de 21 minutes et lorsque les deux planètes seront alignées avec le Soleil entre les deux, il sera presque impossible de communiquer avec les astronautes lorsqu'ils seront sur Mars. Un astronaute ayant des qualités de psychologue devra donc probablement se retrouver à bord. De plus en cas de problèmes, il sera fort difficile de ramener l'équipage sur Terre dans un laps de temps acceptable, il n'y a fallut que de trois jours pour que Apollo 13 franchissent la distance Terre-Lune, or une évacuation d'urgente de Mars durerait six mois et serait donc impossible.

La taille du vaisseau spatial sera très certainement incompatible avec la capacité des fusées lanceurs, en effet il sera nécessaire de faire plusieurs lancements et d'assembler les différentes sections de l'engin sur orbite terrestre. En autre, un tel vaisseau aura besoin d'une énorme quantité de carburant et de comburant. Le voyage spatiale vers Mars est estimé à 600 milliards de dollars US. De plus, de nombreuses complications techniques seront à résoudre, il faut se rappeler que Mars est dotée d'une atmosphère, contrairement à la Lune. Malgré que celle-ci ne représente que seulement 1% de celle de la Terre, elle est suffisamment dense pour créer une friction atmosphérique lors de la rentrée et une élévation importante de la température. L'engin qui se posera sur Mars devra donc avoir un bouclier thermique pour se protéger de ces hautes températures d'où une importante surcharge pondérale par rapport à un module lunaire. L'atterrissage sera également problématique, la faible densité atmosphérique conjuguée à la gravité de Mars causeront d'énormes complications pour le freinage d'un engin de dimension suffisante pour assurer une grande autonomie à six ou huit personnes pour plusieurs mois. En effet, la force gravitationnelle de Mars est de 3,69m/s² alors que celle de la Lune est de 1,62m/s² soit 2,27 fois supérieur. Un décollage à partir de Mars sera également beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre et nécessiterait un lanceur beaucoup plus puissant que le LM. Comme démontré précédemment, une engin 2,27 fois plus volumineux et possédant un moteur 2,27 fois plus puissant que le LM, mais ayant les mêmes capacités utiles ne pourra jamais décoller à partir de Mars, cela revient à négliger totalement la masse additionnelle du carburant et de ses réservoirs supplémentaires. Les moteurs fusées donnent de meilleurs performances sans atmosphère, le vide spatiale favorisant la dispersion et donc l'expansion des gaz chauds à forte pression, à forte température, mais à base vitesse en des gaz à faible pression, à faible température, mais à forte vitesse. De plus, la vitesse de libération de Mars est plus deux fois supérieur à celle de la Lune. À noter que les tempêtes de poussières sur Mars peuvent également compromettre l'atterrissage ou le décollage ainsi que l'exploration de la planète elle-même.

Il sera impossible d'éviter une éruption solaire intense sur une période de trois ans, contrairement aux missions Apollo. En effet, il n'y avait aucune véritable protection contre ce genre de danger sur la capsule CSM. Les lancements étaient programmés de sorte que les probabilités qu'une éruption solaire survienne au cours de la mission soient minimales. De plus, la durée d'exposition aux rayons cosmiques sera beaucoup plus importante que celle des missions Apollo, il y a une nette différence entre deux semaines et trois ans. Un voyage vers Mars impliquera donc un bouclier anti-radiation supplémentaire et donc une seconde source importante de surcharge pondérale.

 


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