Pégase (en grec ancien Πήγασος / Pếgasos, en latin Pegasus) est, dans la mythologie grecque, un cheval ailé généralement représenté de couleur blanche. Il est le fils du dieu de la mer Poséidon
et de la gorgone Méduse, et le frère de Chrysaor. Ami des Muses et créateur de sources, Pégase fut capturé par Bellérophon. Il permit à ce héros de le chevaucher et de vaincre un monstre, la
Chimère avant que son cavalier ne soit victime de son orgueil en tentant d’atteindre le Mont Olympe. Pégase devint alors la monture de Zeus, le roi des dieux, qui le chargea de porter les éclairs
et le tonnerre sur l’Olympe, puis finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel en remerciement de ses loyaux services.
On attribue à Pégase la foudre de Zeus, la création de sources, l’inspiration poétique et une profonde symbolique ésotérique. Il est le sujet d'une iconographie riche. Au XXe siècle, il apparaît
au cinéma, dans la littérature fantastique et de fantasy, dans les jeux vidéo et dans les jeux de rôle, où le terme « pégase » est devenu un nom commun qui désigne les chevaux ailés.
Étymologie
Selon Hésiode, le nom de Pégase vient du grec πηγή / pêgế, qui signifie « la source » ou « la fontaine ». Sus ou soos signifieraient à l’origine « cheval bridé », en référence à la figure de
proue d’un navire. Pégase personnifie par son nom la source jaillissante et éternelle comme l’image de la sagesse, Une autre interprétation est celle de M.A. Kuhn qui suppose que ce nom dérive du
même radical qu'un verbe et un adjectif signifiant « épais » et « fort », et peut être rapproché du sanscrit védique pâjas, « force » et « puissance ». Le nom de Pégase pourrait aussi être un
synonyme de la renommée, en plus de la symboliser.
On peut rapprocher phonétiquement « Pégase » du louvite pihassas qui signifie « éclair », ou de pihassasas qui signifie « le dieu de la foudre». La ressemblance avec Pegah (پگاه ), « l'aube » ou « l'aurore » en persan est également troublante, mais rien ne permet de certifier l’existence d'un lien hormis la ressemblance phonétique. Enfin, en hébreu, Peka ou Pega signifie « le chef » et Sus (סוס) « cheval ».
Le mythe
Les épisodes du mythe de Pégase sont parvenus jusqu’à nous grâce aux poètes grecs. Ovide nous raconte sa naissance dans les Métamorphoses, Hésiode, au IXe ou VIIIe siècle av. J.-C., nous parle de
la Chimère dans sa Théogonie. Homère raconte la vie de Bellérophon dans l'Iliade. Pindare conte le reste de l'histoire au VIe siècle av. J.-C.. Il est très difficile, voire impossible de leur
restituer leur ordre chronologique car de multiples ajouts, compléments et interprétations se sont bâtis sur ces récits d'origine dont les auteurs se contredisent parfois.
D'après Ovide, bien avant la naissance de Pégase, Poséidon tomba amoureux d'une jeune femme à la splendide chevelure blonde, Méduse. Les sentiments n'étaient pas partagés et la belle s'enfuit à
son approche. Poséidon se transforma donc en cheval ou en oiseau pour la suivre jusque dans un temple consacré à Athéna et s’unir à elle ou la violer. Pour se venger de l’affront que représentait
cette intrusion dans son temple, la déesse Athéna changea Méduse et ses deux sœurs en monstres, les gorgones. De rage, Méduse et ses sœurs se mirent à dévaster la contrée. Plus tard, le héros
Persée reçut l’ordre de tuer la gorgone Méduse, la seule mortelle des trois. Ses deux enfants, Pégase et Chrysaor, étaient en elle et furent libérés par le coup d’épée de Persée qui trancha la
tête de la gorgone, d’où l’autre nom de Pégase, Medusaeus, utilisé dans les Métamorphoses d’Ovide.
Méduse (mythologie).
À partir d’ici existent plusieurs versions et interprétations. Selon la plus courante, Pégase jaillit avec son frère Chrysaor du sang coulant de la tête tranchée de Méduse, ou il naquit de la
Terre lorsque le sang de Méduse l’arrosa, auquel cas Poséidon ne peut pas être considéré comme son père. Une variante mentionne que le sang de Méduse coula jusqu'à la mer et se mélangea à
l'écume, on peut y voir l'intervention de Poséidon. Une interprétation plus tardive mentionne que le sang de Méduse forma un lac de lumière dont sortirent Pégase et Chrysaor.
On entend parfois dire (sur des blogs) que Pégase serait un cheval céleste né de la foudre. Cette théorie n’est ni issue des textes grecs, ni reprise par les ouvrages d'interprétation plus récents.
Dans tous les cas, Pégase naquit près de la source (pêgai) du fleuve Océan, à l’extrémité occidentale du monde.
Interprétations de la naissance de Pégase
Persée victorieux de la gorgone Méduse serait un mythe cosmologique où un génie solaire met fin au règne de l’hiver. Les gorgones sont liées au monde noir d'Ouranos et résident à l’extrême occident où le soleil disparaît chaque jour. Le pouvoir pétrifiant du regard de Méduse est celui du gel. En décapitant Méduse, Persée anéantit une force hivernale et permet la libération des forces solaires, les jumeaux divins Pégase et Chrysaor. Tous deux incarnent la vie jaillissant de la mort. Une autre interprétation rapproche la naissance de Pégase et Chrysaor des croyances védiques personnifiant le principe de végétation né des eaux, Méduse étant une personnification du bruissement des eaux. Enfin, une interprétation du XIXe siècle veut que Méduse ait été l’un des cinq navires de la flotte de Phorcis, prince phénicien et roi d'Ithaque. La tête de méduse représenterait le commandant du vaisseau tué, Chrysaor et Pégase des personnes qui furent libérées du vaisseau. Enfin, si Pégase représente la sagesse, la mise à mort de Méduse est le commencement de celle-ci : le nom de Méduse signifie en effet « la terreur », la crainte du commencement de la sagesse. La crainte du maître fait croître la sagesse chez ses élèves et celui qui craint le jugement d’autrui deviendra sage. Pégase naît ainsi de la mort de Méduse une fois que la crainte, fruit de la déraison, est dissipée et réduite à néant et que la sagesse s’introduit dans l’esprit de chacun. La sottise est toujours craintive.
Sitôt né, Pégase s’envola dans les régions d’où partent la foudre et les éclairs, puis, selon certaines versions, Athéna le dompta et en fit don au héros Persée qui s'envola en Éthiopie pour secourir Andromède. Persée aurait aussi pu chevaucher Pégase dès sa naissance, pour échapper à la colère des deux autres gorgones restées en vie, bien que d'autres érudits s'accordent pour dire que Persée s'enfuit des sources de l'Océan grâce aux sandales ailées qu'Athéna lui avait offert et que les multiples représentations de Persée chevauchant Pégase seraient des erreurs. Une chose est sûre, qu’il ait chevauché Pégase ou porté des sandales ailées, Persée délivra la princesse Andromède offerte en sacrifice à un monstre marin.
Interprétations de Persée chevauchant Pégase
On peut mettre le mythe de Persée délivrant Andromède sur le dos de Pégase en parallèle avec celui de Saint Georges terrassant le dragon dans la symbolique chrétienne, ainsi qu'avec celui de
Roger chevauchant l’hippogriffe et terrassant un autre monstre marin pour délivrer la belle Angélique dans le Roland furieux.
Interprétations du mythe de Pégase et des sources
A l’image de tous les chevaux de la Grèce antique, Pégase est une personnification de l’eau des sources qui s'élance et qui
sourd. La création des sources rappelle un mythe issu des plus vieilles traditions indiennes, où le cheval était sacrifié. Ce cheval avait fait jaillir de son sabot la boisson inspirée qui ouvre
les yeux de l'esprit et procure la vue des cieux. D'après le manuscrit de Jehan Bocace, qui associe Pégase à la renommés acquise par la vertu, « lorsque les poètes grecs disent que Pégase a fait
la fontaine Hippocrène en frappant le mont Hélicon, ils ont voulu dire que les poètes et historiens, aux sources des nouvelles guerrières, ont retranscrit les gestes des princes et des rois
conquérants». Les poètes considèrent la renommée qui entoure les héros comme un thème pour leurs écrits, puis la nouvelle se répand comme de nombreux ruisseaux qui partent de la source
Hippocrène, c’est-à-dire de la fontaine d’éloquence qui rafraîchit la mémoire des hommes. Pégase est aussi, par sa sagesse, l'allié des poètes qu'il assiste quels que soient leurs écrits.
Le héros Bellérophon avait reçu du roi Iobatès l'ordre de tuer un monstre terrible, « lion par devant, serpent par derrière et chèvre entre les deux », capable de cracher le feu, la Chimère. Bellérophon ne pouvait pas reparaître devant le roi avant que ce soit fait, sous peine de mort. Selon les Odes de Pindare, il se mit à errer en brûlant du désir de capturer Pégase, seul animal plus rapide que les flammes du monstre. Une nuit, il s'endormit sur un autel consacré à Athéna et fit un rêve où la déesse lui apparut en tenant une bride d'or entre ses mains. Bellérophon se réveilla en sursaut pour voir la déesse apparaître bien réelle à ses yeux et prononcer ces paroles : « Prends ce philtre, seul capable de charmer le coursier que tu convoites. Après l'avoir offert à Poséidon, ton père, immole un superbe taureau à ce dieu si habile à dompter les coursiers ». Bellérophon se leva aussitôt et saisit la bride que la déesse lui tendait. Il se rendit chez le fils de Coeramus, devin de la région, pour lui raconter sa vision. Le devin lui ordonna d'obéir et d'élever un autel à Athéna après avoir immolé un taureau à Poséidon. Bellérophon le fit et se rendit à Ephyre où il trouva Pégase qui s'abreuvait à la fontaine de Pirène, sur le mont Acrocorinthe. Il le maîtrisa facilement grâce à l'objet puis, s'élançant sur le dos du cheval ailé revêtu de ses armes, le dressa au combat à venir.
Selon d’autres versions, Pégase est amené à Bellérophon par Athéna qui l'avait capturé et bridé elle-même ou par Poséidon, père de Pégase et de Bellérophon, alors que le héros errait en quête d'une solution.
Pégase devint la monture de Bellérophon et le héros vainquit la Chimère grâce à son aide. Soit il utilisa une lance lestée de plomb qui fondit au contact de la gueule enflammée de la bête et lui brûla les entrailles, soit il la cribla de flèches. Lors du combat, Pégase blessa gravement le compagnon de Bellérophon, Bargyte ou Bargyle, qui en mourut. Le héros accumula ensuite les victoires contre les Amazones qui menaçaient le royaume de Lycie, il les survola et, hors de portée de leurs flèches, décocha les siennes. Il repoussa également les Solymes[18].
Le roi Iobatès, toujours résolu à se débarrasser de lui, tenta de le prendre en embuscade. Bellérophon et Pégase s'en tirèrent une fois de plus. Alors que Bellérophon combattait les pirates de Carie sur la plaine de Xanthe, Iobatès envoya sa propre garde royale contre lui. Bellérophon fit une prière à Poséidon et la plaine s'inonda, provoquant la mort des femmes des soldats qui étaient venues au secours de leurs maris. Iobatès lui céda alors son trône et lui offrit la moitié de son royaume ainsi que sa fille Philonoé en mariage, avec laquelle Bellérophon eut trois enfants. Être roi ne combla pas l'orgueil démesuré du héros. Toujours grâce à Pégase, il tua la reine Sthénébée qui lui avait fait du tort pendant sa jeunesse en lui proposant une chevauchée fantastique au-dessus des flots. Alors qu'ils survolaient la mer, il la fit chuter et son corps disloqué fut retrouvé quelques jours plus tard en Argos. Bellérophon s'estima alors digne de rejoindre le séjour des Dieux, l'Olympe avec sa monture. Pendant son ascension, Zeus envoya un taon piquer Pégase sous la queue. Fou de douleur, Pégase désarçonna son cavalier qui fit une chute terrible mais y survécut. Bellérophon finit sa vie seul, misérable et estropié.
Interprétations du mythe de Pégase et Bellérophon
La geste de Bellérophon a donné naissance a une grande variété d'interprétations.
Plutarque nous livre une version du mythe dépourvue d'aspects fantastiques : Bellérophon serait un prince de Lycie, la Chimère n'était pas un monstre mais un capitaine pirate nommé Chimarros, qui aurait causé de nombreux dommages aux Lyciens. Son bateau était orné d'un lion à la proue et d'un dragon à la poupe, tandis que sur sa voile était représentée une chèvre. Bellérophon l'aurait pris en chasse avec le navire dont il s'est emparé, le Pégase, et l'aurait tué.
Bellérophon trouve Pégase près de la source Pirène et cet épisode présente un rapport entre la fécondité et l'élévation.
Selon Paul Diel, le don de Pégase à Bellérophon par Athéna, symbole de la combativité sublime, signifie que l'homme ne peut vaincre l'exaltation imaginative (symbolisée par la Chimère) qu'à condition de maîtriser l'énergie spirituelle représentée par Pégase. Les ailes blanches de Pégase sont semblables à celles des anges, il est aussi le cheval des muses et le symbole de l'inspiration sublimée comme de l'imagination créatrice. Il s'oppose donc à la Chimère, un monstre composé du corps d'un lion, d'un bouc et d'un serpent où le lion représente la perversion des désirs matériels, le bouc la domination perverse sexuelle et le serpent le mensonge. Pégase aide l'élévation des désirs essentiels de spiritualité qui s'opposent à la banalisation et à la perversion représentées par la Chimère. L'auteur ajoute qu'en capturant Pégase avec une bride dorée et en le chevauchant, Bellérophon est capable de vaincre la Chimère, mais cette victoire chimérique et passagère le rend vaniteux et, par là même, précipite sa chute. Bellérophon, innocent à l'origine, croit pouvoir accéder à l'immortalité mais Pégase ne reste pas soumit à un orgueilleux bien longtemps. La symbolique de la chute de Bellérophon lors de l'ascension de l'Olympe est très claire, c'est l'orgueil qui finit fatalement par causer la perte de l'homme qui veut s'élever au niveau des dieux. Il est alors abandonné par son allié, Pégase, et chute du piédestal où il se croyait maître.
Le combat de Bellérophon chevauchant Pégase contre la Chimère est aussi un archétype de nombreux récits où de preux chevaliers sur leur blanche monture triomphent des monstres les plus horribles.
Un autre essai assimile Pégase, premier cheval dressé, à une jeune femme qui n'a pas encore subi le joug du mariage, l'époux étant celui qui applique le mors ou les rênes et réussi à subjuguer l'animal indompté. Bellérophon porte d'ailleurs le surnom d'Hipponoos, qui signifie dompteur de chevaux, en effet, il est considéré comme le premier qui enseigna l'art de conduire un cheval avec la bride.
Il est possible que le domptage de Pégase par Bellérophon soit aussi une métaphore pour désigner poétiquement la maîtrise de la cavalerie grecque, qui aurait alors permit de nombreuses conquêtes et victoires guerrières. La Chimère, monstre composé de trois principes féminins, peut être rapprochée des peuples que Bellérophon a vaincu par la guerre, les Amazones et les Solymes. Le combat de Bellérophon monté sur Pégase contre la Chimère, les Amazones et les Solymes est aussi celui d'un homme contre trois symboles féminins très forts. Les grecs, société patriarcale, étaient opposés aux sociétés matriarcales comme en témoigne le mythe des Amazones, probablement inspiré par les peuples scythes et sarmates d'Asie mineure où les femmes avaient l'habitude de prendre les armes. Notons que d'après les textes grecs d'origine, Pégase ne s'est laissé chevaucher que par des hommes : Persée et Bellérophon. Le transport des neuf muses sur Hélicon et la chevauchée par Éos, la déesse de l'aurore, sont en effet des ajouts plus tardifs. Enfin, si monter à cheval procure une merveilleuse sensation de vitesse, de liberté et de puissance, il ne faut pas oublier que l'animal peut aussi jeter son cavalier à terre et le blesser gravement.
L'Olympe
Pégase monta seul vers l'Olympe où il rejoignit les écuries célestes des chevaux immortels, venant en tête parmi eux ou trouvant place sur le mont Parnasse. Un tableau représente l'arrivée de
Pégase dans l'Olympe, trois nymphes en prennent soin, la première le baignant, la seconde le caressant, la troisième tenant un vase pour l'arroser d'eau. Il devint la monture de Zeus et le cheval
messager du roi des dieux, et lorsque ce dernier voulait utiliser les éclairs et le tonnerre, c'est Pégase qui les lui amenaient depuis la forge d'Héphaïstos en traversant le ciel, tandis que le
claquement de ses sabots faisait un bruit de tonnerre.
Plus tard, les poètes firent de Pégase le servant d'Éos, ou l'Aurore, déesse vêtue d'une robe couleur safran qui l'attelait lorsqu'elle n'utilisait pas les deux chevaux du soleil, Lampus et Phaéton, pour parcourir le ciel et chasser la nuit par l'aube. De même, selon les romains, Pégase devint la monture du dieu du soleil, Apollon, qui le montait lorsqu'il n'utilisait pas son char tracté par les chevaux du soleil. Lorsque le dieu solaire fut mit au service d'Admète, Pégase aurait fait partie du troupeau. Les romains associaient aussi l'Empereur Auguste au Dieu Apollon, et il est dit que ce dernier fut enlevé par Pégase après sa mort. Toujours selon les romains, Pégase aurait eu un frère du nom de Celeris, cheval alezan associé à la constellation du Petit Cheval ou alors, grâce à son union avec Évippe ou Ocyrhoé, Pégase aurait donné naissance à Celeris, Mélanippe, puis à toute l'espèce des chevaux ailés.
Une confusion est parfois faite entre Celeris et Chrysaor, en témoigne cette version de la naissance de Pégase : « Guidé par Pallas, le héros Persée surprit la Méduse, horrible Gorgone enceinte
de Poséidon, dans son sommeil et lui trancha la tête. Aussitôt, du flot de sang qui s'échappa du col tronqué de la créature jaillirent deux splendides coursiers. Un cheval fauve et un cheval
blanc : Chrysaor et Pégase. Le premier était l'éclair qui dissipe les nuées du Chaos, le second, la Poésie qui d'un bond s'élance jusqu'aux cieux » Selon les textes grecs, Chrysaor est bien un
géant portant une épée d'or, et non pas un cheval.
Pégase est immortel car Zeus le changea en constellation[29] pour le remercier de ses bons et loyaux services. À cet instant, une plume blanche tomba sur le sol, près de la ville qui prit le nom de Tarse en hommage à cette plume. La constellation de Pégase est située entre l'équateur et le nord, dans l'hémisphère boréal. Elle est composée de vingt étoiles. Les astrologues disent que ceux qui naissent sous ce signe aiment la gloire et les armes. Ils ajoutent qu'ils ont beaucoup de talent pour la poésie.
Interprétations de la transformation de Pégase en constellation
D'après le manuscrit de Jehan Bocace, qui associe Pégase à la renommés acquise par la vertu, la transformation de Pégase en constellation signifie que la renommée reste éternellement gravée dans
la mémoire des hommes à l'instar des étoiles dans le ciel. Signalons que la constellation de Pégase est voisine de celles d'Andromède et de Persée.