Hitler décide de mettre fin à ce qu’il appelle la pire monstruosité du traité de Versailles : le couloir de Dantzig.
Le territoire allemand avait été coupé en deux en 1919 pour donner à la Pologne un accès à la mer. Hitler fixe la récupération de Dantzig et l’invasion de la Pologne au 1er septembre à
05h35. Le premier coup de canon de la deuxième guerre mondiale est tiré sur Dantzig.
Une bataille d’un autre âge est alors livrée par les lanciers polonais, qui se font massacrer en chargeant les tanks allemands. Hitler lance la Wehrmacht, la force armée de l’Allemagne, sur la
Pologne. Une bataille d’un autre âge est alors livrée par les lanciers polonais, qui se font massacrer en chargeant les tanks allemands. Le 20 septembre Hitler ordonne le bombardement de
Varsovie, encerclée, qui résiste encore.
Hitler veut terroriser, non seulement les Polonais, mais aussi les Français et les Anglais. « Voilà ce qui vous attend ».
operations détailles
L’opération Himmler ou incident de Gleiwitz a servi de prétexte pour déclencher la guerre contre la Pologne le 31 août 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit en réalité d'une
opération montée de toutes pièces par les Allemands.
Des détenus de droit commun déguisés en soldats polonais ont attaqué l'émetteur radio frontalier de Gliwice et ont diffusé un message appelant la minorité polonaise de Silésie à prendre les armes
pour renverser le chancelier allemand Adolf Hitler. Ce prétexte, repris par la propagande nazie comme casus belli, permit à Hitler dès le jour suivant d'attaquer la Pologne, entraînant dans les
jours suivants la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni, enclenchant ainsi le conflit mondial.
Cette action surnommée Opération Himmler fut dirigée par Alfred Helmut Naujocks sous les ordres de Reinhard Heydrich. Des détenus provenant de camps de concentration furent tués et habillés avec
des uniformes de soldats Polonais comme « preuve » de l'attaque, dirigée par Heinrich Müller, chef de la Gestapo.
La guerre qui s'ensuit porte le nom de campagne de Pologne.
L’invasion de la Pologne ou campagne de Pologne (opération Fall weiss), est une opération militaire entreprise contre la Deuxième République de Pologne par le Troisième Reich en 1939 qui a
conduit au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Contexte
En 1939, l’Allemagne dirigée par Hitler s'est déjà emparée de l'Autriche ainsi que de la Bohême et de la Moravie. Pour Hitler, de telles annexions se justifiaient par la présence de populations
germaniques et par la nécessité de conquérir l'espace vital nécessaire à l'expansion allemande.
Pour les mêmes raisons, la Pologne est toute désignée pour être la cible suivante du Reich. De plus, le pays sépare depuis sa création à la fin de la Première Guerre mondiale la Prusse-Orientale
du reste de l'Allemagne, situation inacceptable pour les nazis. Devant le refus des occidentaux (Français et Anglais) de rétrocéder Dantzig pour la placer sous statut spécial, et malgré la
fermeté affichée par Chamberlain, le premier ministre britannique, qui juge que Hitler va trop loin dans ses exigences et lui fait savoir que la Grande-Bretagne ira jusqu'à la guerre s’il le
faut, Hitler prépare la prochaine invasion. Après avoir sécurisé son flanc sud grâce à un pacte avec l'Italie fasciste, il se garantit sur son flanc est en signant le pacte germano-soviétique
avec Staline le 23 août 1939. Ne reste plus qu'à trouver le prétexte de l'affrontement, en espérant que la France et le Royaume-Uni reculent une nouvelle fois en refusant d'honorer leurs devoirs
d'alliés de la Pologne comme ils avaient laissé leur allié tchécoslovaque se faire dépecer par Hitler lors de la conférence de Munich.
La bataille des frontières (1er au 5 septembre)
L'invasion de la Pologne était programmée pour le 26 août à 4h30 mais Hitler la repousse pour des raisons inconnues. C'est le 1er septembre 1939 à 4h30 qu'est finalement programmée l'attaque. Le
prétexte allemand pour l'invasion est l'attaque d'un poste de radio à Gleiwitz. Cependant la machination est mal exécutée et l'information destinée à être envoyée au monde entier ne sera connue
que par peu de personnes.
C'est à 4h45 que l'Allemagne, aidée par son alliée la Slovaquie, commence l'invasion de la Pologne, et donc la Seconde Guerre mondiale. L'attaque se fait sur toute l'étendue du front mais surtout
à Dantzig. C'est au large de cette ville que le Schleswig-Holstein va déclencher les hostilités en bombardant la position polonaise de la Westerplatte qui est défendue par 175 hommes. Malgré la
faiblesse de ses effectifs et le bombardement du navire allemand, la position tiendra jusqu'au 7 septembre, succombant au bout d'un treizième assaut.
L'assaut allemand a pour but principal la prise du corridor de Dantzig. L'attaque est menée par la 3e division blindée venant de Poméranie qui passe la frontière. Le soir du 1er septembre, la
division se trouve à 20 km de Swiekatowo sur la Vistule. Mais la 2e division d'infanterie motorisée censée protéger le flanc gauche des blindées reste bloquée dans le réseau de barbelés polonais
et subit une offensive menée par le 18e régiment de lanciers polonais. La division allemande, contrainte au repli, doit demander l'aide des blindés. Le lendemain malgré une offensive polonaise,
les Allemands ont atteint la Vistule. De plus, le 19e corps d'armée de Guderian vient de recevoir l'aide de la 23e division d'infanterie ce qui lui permet de repousser les Polonais au nord. Ces
derniers tenteront vainement de percer.
Le bilan de ces premiers jours est catastrophique pour les Polonais. L'armée de Pomorze a subi de lourdes pertes, notamment la 9e division d'infanterie. Les autres unités ont réussi tant bien que
mal à se replier sur la rive gauche de la Vistule et notamment à Bydgoszcz. Cette ville conserve encore une forte minorité allemande. Lors du repli de l'armée polonaise, les civils d'origine
allemande se mettent à tirer sur les Polonais qui réagissent et tuent 233 civils en ayant perdus 238 soldats. Durant toute la campagne polonaise, entre 3 000 et 10 000 civils allemands sont tués
; les SS, en représailles, font subir de dures exactions aux civils polonais.
Le 3 septembre, la 3e armée allemande basée en Prusse-Orientale lance ses divisions à l'assaut des forces polonaises. Le lendemain, l'armée fera sa jonction avec les troupes venant de Poméranie.
Néanmoins, les Polonais durant leur retraite réussiront à faire sauter les ponts sur la Vistule.
Pendant ce temps , le 1er corps d'armée venant de Prusse-Orientale attaque en direction du sud et forme une des deux tenailles qui doit se refermer sur Varsovie. En face des Allemands se trouve
l'armée de Modlin. La frontière est protégée par des bunkers et le premier assaut allemand échoue, malgré l'aide de la Luftwaffe, avec de lourdes pertes, tant en chars (72 Panzer mis hors de
combat) qu'en infanterie. Cependant, les Allemands contournent les positions polonaises à l'est et, après trois jours d'une dure résistance, les 8e et 20e divisions d'infanterie polonaises sont
obligées de battre en retraite sous une forte pression allemande, notamment de la 12e division d'infanterie. Le 6 septembre, les Polonais font sauter les ponts de Plock sur la Vistule.
Les Polonais doivent aussi faire face à une forte pression allemande au sud. La 14e armée du général List, fortement dotée en troupes de montagne, doit attaquer à travers les Carpathes. Après
trois jours d'âpres combats, les Allemands percent les défenses polonaises et se dirigent ainsi droit vers Cracovie.
Pendant ce temps, une bataille navale s'engage au large des côtes polonaises. Malgré le fait que les trois meilleurs destroyers ont pu s'enfuir vers l'Angleterre, les Polonais disposent encore de
sous-marins qui tentent vainement, le 2 septembre, d'endommager le Schleswig-Holstein ainsi que des destroyers allemands. Mais, le 1er septembre, la Luftwaffe coule le torpilleur polonais Mazur
le premier navire coulé de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 septembre, les dragueurs de mines Gryf et Wicher sont eux aussi coulés. Peu après, les principaux navires allemands sont transférés en
mer du Nord pour parer à la menace britannique. Les combats se déroulent donc sur terre avec la tentative allemande de s'emparer de Gdynia. Même si la garnison n'a plus aucune chance de
s'échapper, elle n'est pas prête à capituler sans combattre. Les Allemands progressent lentement et ils doivent attendre le 10 septembre pour couper la ligne de communication entre Gdynia et la
presqu'île de Hel, remplies de défenseurs polonais. La ville portuaire polonaise continue néanmoins sa résistance menée par l'amiral Unrug, aidée par l'artillerie de la presqu'île de Hel. Le 19
septembre avec l'aide du bombardement du Schleswig-Holtstein, les Allemands s'emparent du port, mais Unrug s’est replié par bateau sur la presqu'île de Hel dont il a dynamité l'accès (une langue
de terre) et où il s'est retranché avec 2000 hommes. Les Polonais sont ainsi prêts à résister autant de temps qu'il le faudra et les Allemands doivent faire appel au Schleswig-Holstein et au
Schlesien pour pilonner les défenseurs. Malgré cela, la garnison tient toujours et, le 27 septembre, le Schleswig-Holstein doit se replier, touché. Finalement, Unrug accepte de capituler le 1er
octobre.
Dans le même temps, les Allemands continuent leur progression vers Varsovie en concentrant leurs efforts vers Czestochowa avec le 15e et le 16e corps d'armée. Très vite, l’assaut allemand
s’approche de la ville sainte polonaise et la 7e division d'infanterie qui la défend doit se replier devant le risque de se faire encercler. Enfin pour compliquer encore les affaires polonaises,
les Allemands ont aussi frappé aux alentours de Breslau et menacent donc l’armée de Lodz qui ne peut stopper les Allemands malgré sa forte résistance. Le soir du 3 septembre, seule l'armée de
Poznan n’a pas été attaquée. Son chef demande l’autorisation d'attaquer le flanc de la 8e armée mais le haut-commandement refuse et lui ordonne de se replier entre Konin et Koło. Ainsi, le 5
septembre, la bataille des frontières est finie et, malgré le fait que les Allemands ont presque partout forcé le front des Polonais, ces derniers ne se sont fait encercler qu'au nord. Le
généralissime polonais espère encore stopper les Allemands dans l'attente d'une offensive française.
L’avance vers Varsovie
À la suite de la bataille des frontières, le maréchal Rydz-Smigly doit reconstituer un front pour stopper la progression allemande. Pour cela, il décide de se replier derrière des cours d'eau qui
sont la Bobr, la Narew, la Vistule et le San. Pour parer à cette possibilité, l'OKH (l'organisme dirigeant l'armée de terre allemande) demande aux généraux présents sur le front de prendre de
vitesse les Polonais. Ainsi le Heeres Gruppe Nord reçoit l'ordre de franchir la Narew et ensuite se diriger vers Varsovie tandis que le Heeres Gruppe Süd doit s'emparer de Cracovie et détruire
l'armée de Lodz située au sud de Lublin. Le 6 septembre, Cracovie est capturée sans combat. Le même jour, Hitler vient sur le front pour la première et la dernière fois de la guerre. Enfin devant
l'insistance de certains généraux, l'OKH autorise à Guderian le droit d'envoyer ses divisions motorisées et blindées sur Brest-Litovsk pour empêcher tout redressement polonais à l'ouest de
Varsovie.
Le 8 septembre, les divisions blindées allemandes attaquant au centre du dispositif défensif polonais sont contraintes d'arrêter leur avance faute de carburant. Le général Kutrzeba demande à
Rydz-Śmigły l'autorisation de contre-attaquer. Celui-ci accepte et le lendemain, l'armée de Poznan partant de la Bsura et se dirigeant vers le nord-est avec en soutien l'armée de Pomorze sur le
flanc oriental prend de surprise les Allemands et la 30e division d'infanterie est détruite par 3 divisions polonaises. Il faut attendre le 10 septembre pour que les Allemands viennent en aide
aux fantassins et à la 8e armée. La bataille qui s'engage ne permet pas de mettre en avant un vainqueur mais très vite, l'armée de Lodz plus au sud commence à céder et le général Kutrzeba est
obligé de battre en retraite pour éviter un encerclement. Du 13 au 15 septembre, deux divisions polonaise protégèrent les flancs et les arrières de l’armée de Pomorze qui put se replier en
mettant d'ailleurs une forte pression sur la 10e armée allemande qui doit demander de l'aide au 16e corps d'armée. Ainsi se termine la bataille de la Bsura qui montre que la Pologne en attendant
une hypothétique offensive française à l'ouest a toujours les moyens de résister aux Allemands, du moins pour quelques jours encore.
Au moment de l'offensive polonaise sur la Bsura, les Allemands tentent, notamment avec la 4e division blindée de prendre Varsovie. Les chars arrivent aux portes de la ville mais les troupes
dirigées par le général Walerian Czuma avec l'aide de civils résistent et repoussent les Allemands en arrière grâce à une farouche résistance. Durant la bataille, le général Czuma, blessé est
remplacé par le général Juliusz Rómmel (homonyme du général allemand). La capitale polonaise pour parer à une nouvelle attaque se transforma en camp retranché et de nombreuses barricades furent
érigées sur les artères principales.
Cependant, les Allemands doivent très vite se reconcentrer sur ce qui se passe à l'ouest de Varsovie car les troupes polonaises contre-attaquent car certaines unités sont encerclées. Ainsi
l'armée Prusy réussit à franchir les lignes allemandes malgré la destruction de la majorité des troupes des 3e, 12e et 36e divisions d'infanterie. L'armée de Lodz, elle se dirigeait vers Varsovie
puis finalement vers Modlin devant une farouche résistance allemande devant la capitale polonaise. Pendant ce temps, les arrières-gardes polonaise mettaient en place la technique de la guérilla
pour ralentir la marche allemande. Néanmoins, les Allemands sont surtout arrêtés dans leur progression vers Varsovie par la résistance polonaise sur la Bsura et la Wehrmacht doit stopper
l'investissement de la capitale polonaise. La situation entre le 12 et le 14 septembre est pour le moins confuse, aucun front cohérent n'existe et la Pologne voit son territoire traversé par de
nombreuses troupes ennemies. Le 12 septembre, l'OKH demande aux généraux sur le front de réduire les poches de résistance polonaise, de réduire à néant le danger polonais sur la Bsura et enfin de
terminer la manœuvre d’encerclement de Brest-Litovsk.
L’offensive menée par le 10e corps d'armée vers Brest-Litovsk a commencé depuis le 9 septembre et franchi la Narew le même jour. Néanmoins, les Polonais tiennent toujours les fortins situés sur
la rive et les soldats allemands ont du mal à faire céder la défense polonaise notamment à cause de la lenteur du franchissement du fleuve par les chars. Après ces péripéties, le 10 septembre,
les chars et l'infanterie peuvent enfin se diriger vers Brest-Litovsk, mais les troupes se trouvant le plus près de Varsovie ont bien du mal à progresser notamment la 20e division d'infanterie
motorisée. Pour parer à ce danger, Guderian est obligé d'arrêter la progression de ses blindés pour attaquer les Polonais qui se retranchent dans la ville d'Andrzejwo où ils résisteront jusqu'au
13 avant de se replier. Enfin la division blindée "Kempf" qui est passe à la proximité immédiate de Varsovie doit demander l'aide de la Luftwaffe pour repousser les Polonais qui ont
contre-attaqués au niveau de la boucle que forment le Boug et la Narew.
La destruction de l’armée polonaise et l’intervention soviétique
Le 13 septembre, Guderian arrive en vue de la citadelle de Brest-Litovsk. Mais celle ci résiste à un premier assaut allemand le 15 septembre. Le lendemain, une nouvelle attaque échoue car les
Panzer se retrouvent soudain seuls face aux remparts, l'infanterie n'ayant pas suivi. Au cours de cette action, l'aide de camp de Guderian, le lieutenant-colonel Braubach est abattu par un sniper
polonais. Le 17 septembre, un régiment allemand parvient enfin à pénétrer dans la citadelle et s'en empare au moment où la garnison polonaise s'enfuit vers l'ouest.
Pendant ce temps, le Heeres Gruppe Süd continue ses attaques en direction de Varsovie. La 14e armée doit de son côté empêcher les Polonais de se diriger vers la frontière roumaine en se dirigeant
plein sud. Néanmoins, les Polonais résistent avec l'énergie du désespoir. La 1re division de montagne met ainsi 10 jours pour s'emparer de Lviv tout comme la 2e division de montagne est bloquée
face à Przemysl qui tombe le 15 septembre.
Sur la Bsura, les troupes polonaises qui sont encerclées réussissent une sortie et les survivants se dirigent vers Varsovie. Le dernier espoir polonais de résister aux Allemands est de se
retrancher au sud-est du pays, à la frontière de la Roumanie. Ainsi, depuis le 15 septembre, de nombreuses unités se dirigent vers cette région. Ainsi, le front nord est créé avec à sa tête le
général Dab-Biernacki et qui regroupe les restes des troupes situées entre les forces de Guderian et celles de la 14e armée. Cette armée se dirige vers la frontière roumaine en passant par Lviv.
Ces mouvements de troupes donnent un nouvel espoir aux haut-commandement polonais, car le reste de l'armée polonaise, exceptée les troupes encerclées dans Varsovie, peuvent maintenant reformer un
front cohérent à la frontière roumaine et ainsi résister en attendant l'offensive française.
Mais le 17 septembre, à la surprise de l'ensemble des belligérants (excepté Hitler et Ribbentrop), l’Armée rouge lance ses troupes sur la Pologne sur un front qui s'étend de la Dvina au Dniestr.
Les Soviétiques interviennent car selon eux, les populations ukrainiennes et biélorusses de Pologne sont victimes de discrimination, bien que la raison officieuse soit l'intention qu'a Staline
d'annexer des territoires polonais et ainsi d'agrandir la sphère d'influence de l’Union soviétique. Enfin, le dirigeant soviétique, qui avait précédemment subi une défaite cuisante durant la
guerre russo-polonaise de 1920, souhaite depuis cette date se venger de cet affront
Les troupes soviétiques qui attaquent sont constituées de deux groupes d'armées. Celui de Biélorussie est constituée de 4 armées et celui d'Ukraine de 3 armées. Parmi ces trois armées, la 12e
reçoit l'ordre de couper l'accès à l'armée polonaise de la frontière hongroise et roumaine. En face de cette force d'invasion, les Polonais n'alignent que 18 bataillons et 5 escadrons de
cavalerie. Certains de ces hommes, surpris de voir des soldats soviétiques croient tout d'abord que ces derniers sont venus les aider mais ils comprennent très vite leur erreur lorsqu'ils sont
capturés. Le même jour, le gouvernement polonais basé à Kolomyja que les avants-gardes russes menacent est pleinement conscient que l'armée polonaise ne pourra plus résister et se retire donc par
la voie des airs en Roumanie puis en France. Il est à noter que 30 000 soldats polonais réussiront à s'enfuir en Roumanie où la politique de son chef change subitement ce qui fait que ces soldats
sont internés. 60 000 soldats polonais se réfugieront aussi en Hongrie. Pendant ce temps, les Soviétiques progressent en deux jours de près de 100 km et pillent tous les magasins qu'ils
rencontrent malgré l'interdiction des généraux. Le 18 septembre, la résistance polonaise devient plus forte mais la fin est proche pour l'armée polonaise qui cherche d'ailleurs plus à combattre
les Allemands que les Soviétiques. C'est Guderian qui rencontre les premiers Soviétiques qui demandent au général allemand d'évacuer avant le 22 septembre la ville de Brest-Litovsk en vertu de
l'accord germano-soviétique. Pour Guderian le coup est dur, car la conquête de la ville a coûté des pertes non-négligeables à ses troupes et le délai d'évacuation est trop court. Finalement, les
Russes acceptent de lui donner plus de temps. Le 18 septembre, Hitler annonce la fin de la campagne de Pologne mais il se trompe, en effet les Polonais résistent encore dans certains endroits du
pays et notamment à Varsovie.
Le siège de Varsovie
Depuis la première tentative de la prise de Varsovie, le général Juliusz Rómmel qui dirige la défense de la ville a reçu de nouvelles troupes, provenant des débris d'armées encerclées à l'ouest
de la capitale. Les Allemands tentent d'obtenir la capitulation de la ville le 16 septembre mais sans résultat et les Allemands tardent à regrouper leurs forces pour l'assaut alors qu'Hitler
aurait voulu que Varsovie soit prise dès le 17 septembre. Le lendemain, les troupes allemandes reçoivent l'ordre d'attaquer par le faubourg de Prague sur la rive est de la Vistule. Mais la
résistance de la forteresse de Modlin située au confluent de la Narew et de la Vistule (au nord-ouest de la capitale) bloque les Allemands qui avancent très lentement. Devant ce premier échec,
Gerd von Rundstedt déploie de nouvelles forces pour la prise de Varsovie et qui sont les suivantes :
13e corps d'armée;
10e corps d'armée;
artillerie des 10e et 14e armée;
génie de la 10e armée
Malgré ses effectifs imposants, von Rundstedt ne veut pas qu'elles subissent de trop lourdes pertes et décide de prendre la ville par la famine et les bombardements. Néanmoins, cinq divisions
d'infanteries allemandes doivent conquérir la ceinture externe de la ville et ses forts. À cause d'une trêve signée entre les deux protagonistes pour permettre l'évacuation du personnel
diplomatique des pays neutres, la Luftwaffe n'intervient qu'à partir du 22 septembre avec le bombardement des installations de DCA et des installations militaires par la Luftflotte 1. La
Luftfotte 4 bombarde les points les plus fortifiés de la ville. Les bombardements se poursuivent pendant deux jours avec le 24 septembre, la venue de Hitler qui observe les bombardements depuis
un clocher située à proximité de la ville. Il ordonne alors de laisser tomber l'assaut sur Praga pour attaquer Varsovie directement. Mais les Allemands sont très gênés dans leurs préparatifs dans
les sorties polonaise qui sont cependant coûteuses pour les assiégés. Von Rundstedt, devant cet état de fait, demande d'éviter à tout prix un assaut de l'infanterie et propose de détruire la
ville avec des bombes incendiaires. Le 24, les avions allemands balancent des tracts demandant à la population de se réfugier dans le quartier de Praga car le lendemain, un raid aérien largue 486
tonnes de bombes explosives sur la ville.
De son côté, Hitler refuse l'utilisation de bombes incendiaire et insiste sur la prise de quelques forts de la ceinture extérieure de Varsovie pour prouver à von Rundstedt qu’un assaut de
l’infanterie peut amener à la prise de la ville. Néanmoins, les progrès allemands sont faibles dans la ville et les Polonais luttent pied à pied mais ces derniers commencent à manquer de tout
(eau, vivres et munitions). Le 26 septembre, Rommel envoie un parlementaire aux Allemands et les Polonais capitulent le 28 septembre à 13h15. Avec la prise de Varsovie, 120 000 prisonniers dont
16 000 blessés ont été capturés. Malgré la capitulation, la forteresse de Modlin continue la lutte mais dès le lendemain, les défenseurs du fort rendent les armes. Dans le secteur de Kock, la 13e
division d'infanterie motorisée allemande est surprise par l'armée de Polésie qui flanque les fantassins à l’aide de sa cavalerie, mais le 6 octobre des renforts vont venir à bout des soldats
polonais.
Bilan
Les pertes allemandes lors de la campagne polonaise se chiffrent à 16 660 morts ou disparus et 27 280 blessés, les Polonais eux perdent 66 000 tués, 133 700 blessés et 694 000 prisonniers. Les
Russes, perdent 737 hommes et ont 1 125 blessés enfin les Slovaques ont 30 disparus ou morts et 46 blessés.