Jean-Marc Morandini, né le 5 août 1965 à Marseille, est un journaliste, animateur de radio et de télévision français.
Depuis septembre 2003, il travaille sur la station de radio Europe 1, ainsi que sur la chaîne de télévision généraliste Direct 8 depuis avril 2006.
Diplômé de l'École de journalisme et de communication de Marseille, Jean-Marc Morandini est reporter de 1986 à 1987 pour le journal Le Méridional (devenu La Provence) et présentateur du journal de 13 h sur FR3 Midi-Pyrénées.
En 1988, il devient journaliste et envoyé spécial sur la nouvelle chaîne La Cinq, où il sera ensuite présentateur et rédacteur en chef. En 1992, il anime une chronique « Consommation » dans Télématin sur France 2 et présente les journaux de la matinale sur NRJ.
De septembre 1993 à juin 1997, il anime l'émission Tout est possible sur TF1. Il essuie des critiques véhémentes (en particulier de la part de Libération et de l'émission satirique Les Guignols de l'info), son émission, aux procédés jugés « racoleurs » et « voyeurs » et dont la « veulerie » intellectuelle est dénoncée, devenant un symbole de la télé poubelle. TF1 met un terme à l'émission en déclarant que ses programmes sont « en quête de sens ».
Il relance sa carrière en 1998 en rejoignant le groupe NRJ pour animer une émission sur la radio musicale Chérie FM, dont il prendra la direction d'antenne ainsi que celle de Nostalgie. Quittant le groupe en décembre 1999, Jean-Marc Morandini lance en mars 2000 le portail internet toutestnet.com. En juin 2000, il rejoint le groupe LV&Co, propriétaire des radios Voltage et MFM. En octobre 2001, il remplace au poste de directeur général Christophe Sabot, qui rejoint le groupe Lagardère, avant de quitter le groupe de Gérard Louvin en avril 2003 pour se concentrer sur l'animation au sein de la radio RMC Info.
À partir d'août 2002, Jean-Marc Morandini anime la tranche de la mi-journée sur RMC. En juillet 2003, il est licencié par la station suite à une interview parue dans Le Parisien, dans laquelle il critiquait sévèrement la politique menée par les dirigeants de NextRadioTV, le qualifiant de « financiers » et non de « journalistes ». En juillet 2004, le tribunal de grande instance de Paris a débouté la station qui réclamait 1,5 million d'euros à son ancien animateur pour ses propos.
En août 2003, il rejoint Europe 1, pour animer une émission consacrée aux médias du lundi au vendredi entre 10 h 30 et 12 h.
À partir du 15 octobre 2004, parallèlement à son émission sur Europe 1, il anime Ça reste entre nous, un talk-show quotidien sur l'actualité people sur Match TV. La chaîne disparait en août 2005.
Depuis le 3 avril 2006, toujours parallèlement à son émission sur Europe 1, il présente Morandini !, une émission quotidienne d'une heure consacrée aux médias diffusée chaque soir en direct sur la chaîne de télévision Direct 8. À partir de novembre 2006, dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007, son émission a été provisoirement rallongée pour durer 90 minutes.
En août 2007, Jean-Marc Morandini reprend la tranche 11 h - 14 h sur Europe 1 avec Le grand direct. Son émission consacrée à la télévision est réduite à une heure (de 11 h à 12 h), puis, durant deux heures, il anime un talk show consacré à l'actualité.
Au printemps 2008, après avoir - avec la productrice Catherine Barma - proposé une émission pour l'access prime-time de France 2 puis un magazine hebdomadaire sur les médias sur France 5, Jean-Marc Morandini choisit finalement de rester sur Europe 1 et Direct 8 et de poursuivre ses chroniques dans Télé 7 Jours et France Soir. Ses différentes activités lui rapportent officiellement 15 000 euros par mois.
En décembre 2008, Jean-Marc Morandini arrête sa collaboration avec France Soir après 600 chroniques pour proposer début janvier 2009 une chronique dans Direct Soir, le quotidien gratuit du groupe Bolloré, qui contrôle également la chaîne Direct 8.
En août 2009, Le grand direct, toujours diffusé du lundi au vendredi sur Europe 1, voit sa durée réduite de trois à deux heures trente. Le grand direct de la télé est transformé en grand direct des médias pour évoquer l'ensemble de l'actualité médiatique de 11 h à 12 h 30 avant le grand direct de l'info jusqu'à 13 h 30.
À la rentrée de septembre 2005, Jean-Marc Morandini crée un blog, jeanmarcmorandini.com, consacré à l'actualité des medias. Ce site est l'objet de vives critiques pour avoir repris sans citer ses sources des informations et images issus d'autres blogs. Fin mars 2006, quelques jours avant son arrivée sur Direct 8, Jean-Marc Morandini ferme son blog, s'estimant attaqué par « une presse déchaînée et mal intentionnée ».
Le blog est rouvert en juillet 2006
En avril 2007, Jean-Marc Morandini annonce qu'il donnera sur son blog les résultats de l'élection présidentielle française dès 18 heures, soit avant l'heure légale de 20 heures. Cependant, après avoir déclenché une campagne médiatique pour expliquer sa démarche, Jean-Marc Morandini renonce finalement, officiellement pour ne pas interférer avec les résultats du vote qui risquaient d'être serrés. Publier les résultats de l'élection avant l'heure officielle constitue une infraction pénale passible de 75 000 euros d'amende.
En octobre 2007, présentant son blog comme « le premier site média de France », il noue un partenariat avec le portail Tele7.fr, site officiel de Télé 7 Jours.
En mars 2008, l'animateur annonce sur son blog qu'il engage une action en justice contre Raphaëlle Ricci, la professeure de la Star Academy ayant eu sur W9 des mots très durs à l'encontre de l'animateur, qui l'avait critiquée à de multiples reprises sur son blog. Par ailleurs, Jean-Marc Morandini réclame 20 000 euros à imedias.biz, qui a mis en ligne une vidéo de cette intervention, pour les « préjudices moral et professionnel subis », alors que dans le même temps il n'attaque ni la chaîne qui a diffusé les propos de Raphaëlle Ricci ni l'ensemble des sites internet qui ont repris l'intervention. Également spécialisé sur les informations sur les médias, Imedias.biz est le principal concurrent du blog de l'animateur.
En avril 2008, le site revendique un million de visiteurs uniques mensuels et plus de 25 millions de pages visitées, soit une audience quadruplée en un an.
En juin 2008, un jury de personnalités réuni par l'hebdomadaire Challenges désigne le blog de Jean-Marc Morandini comme meilleur blog médias de France.
En janvier 2009, Ozap.com (nouveau nom d'Imedias.biz à partir d'avril 2008) annonce avoir attiré 909 000 visiteurs uniques au mois de novembre 2008 selon Médiamétrie/Nielsen, ce qui place le site derrière Programme-tv.net et Programme.tv mais devant le blog de Jean-Marc Morandini dont il est le principal concurrent. Évoquant des « informations erronées » bien que confirmées par d'autres médias, Jean-Marc Morandini affirme quant à lui être toujours « le premier blog média de France ». Médiamétrie précise que l'animateur « mélange ... des chiffres qui ne sont pas comparables » en utilisant à son avantage deux chiffres calculés selon des méthodes différentes et en septembre 2009, convaincue en première instance de « concurrence déloyale » pour utilisation « [d'affirmations inexactes et de chiffres mensongers », la société éditrice de son blog est condamnée à verser 5 000 euros à Ozap.com pour couvrir les frais de justice[. Jean-Marc Morandini fait appel de cette décision.
Selon certains internautes, la modération des commentaires sur le site de Jean-Marc Morandini ne consisterait pas seulement à supprimer les messages illégaux, mais également certains commentaires jugés trop critiques envers l'animateur ou s'opposant à ses vues. « Les blogueurs peuvent nous attaquer mais si c’est du style le site est à chier, on se permet de retirer le commentaire. On ne force personne à venir consulter nos pages », explique Kévin Vatant, l'assistant de Jean-Marc Morandini en charge du blog, fin 2007.
Par ailleurs, le site est régulièrement accusé de plagier des articles ou des photos d'autres sites internet. Ainsi en janvier 2007, une des photos de GuiM.fr est reprise sans aucune mention de la source, puis enlevée suite à une réclamation du site. En juin 2007, Zataz révèle que le blog a copié l'un de ses articles sans son accord, allant même jusqu'à insérer directement des images hébergées par celui-ci. Après un plagiat de MediaBB en février 2008, un billet de BlogiPhone est simplement recopié en juillet 2008 avant d'être légèrement modifié quelques heures plus tard.
À l'été 2008, scooppeople.fr, un nouveau site consacré à l'actualité des peoples, est fermé alors que le site, « en phase de test pour quelques jours », reprenait sans autorisation des photos de diverses agences de presse. Gérant de la société The People Family qui édite le site, Jean-Marc Morandini précisera à la réouverture que « ce site est tenu par des amis qui m'ont demandé de les aider financièrement pour monter leur projet, ce que j'ai fait. Mon rôle s'arrête là. Je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'impliquer dans la rédaction ou la ligne éditoriale de ce site ».
Propriétaire de son blog via la société The Web Family, Jean-Marc Morandini a refusé plusieurs offres de rachat de son site.
Ainsi en septembre 2007, alors qu'une insistante rumeur annonçait une offre d'achat pour un million d’euros de la part du groupe Lagardère (dont fait partie Europe 1) et que Jean-Pierre Elkabbach, à l'époque président d'Europe 1, a publiquement souhaité que le blog soit intégré au site internet de la station, l'animateur a indiqué que son blog n'était pas « à vendre » et annoncé qu'il recrutait un collaborateur pour alimenter le site, qui, selon lui, reçoit à l'époque 150 000 visiteurs uniques par jour.
En mars 2008, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes médias, Jean-Pierre Elkabbach a affirmé qu'Europe 1 percevait « une quote-part sur les recettes publicitaires du blog », ce qu'a démenti Jean-Marc Morandini, qui évoque régulièrement les articles de son site lors de son émission sur la station. Selon le président d'Europe 1, il est par ailleurs nécessaire que Jean-Marc Morandini « améliore la qualité » de son blog, qui revendique 500 000 visiteurs uniques chaque mois et emploie trois salariés, mais est accusé de reprendre les informations parues dans d'autres médias.
Depuis 2002 et sa reconversion dans la couverture de l'actualité des médias, Jean-Marc Morandini fait l'objet de plusieurs critiques.
L'indépendance de Jean-Marc Morandini a été contestée dans la mesure où il travaille pour des groupes partiellement spécialisés dans les médias : le groupe Lagardère sur Europe 1 et le groupe Bolloré sur Direct 8 (où son émission est produite par la société Endemol). « Ma liberté de parole est totale. Mais de toute façon, à la télévision comme sur cette station, je n'ai jamais reçu le moindre coup de fil ... », affirmait toutefois l'animateur en juin 2007, avant de préciser en septembre 2008 : « quand j'ai une info sur Lagardère ou Bolloré, je demande l'autorisation avant de la sortir ».
« Il préfère le scoop à la précision », a estimé Télérama[2. « Au fond, il n'a pas l'esprit journalistique, ce respect sacré de la vérité, analyse une reporter d'Europe 1. C'est plutôt un bateleur qui sait vendre une info, sinon la survendre. ». Sur son blog, certaines informations ont été présentées comme exclusives bien que plusieurs autres médias les aient relayées auparavant.
Jean-Marc Morandini s'entoure de journalistes peu expérimentés ou de simples stagiaires. « Les stagiaires, c'est la base du système Morandini. Sans ces petites mains, il ne pourrait pas cumuler autant d'activités. » souligne l'un de ses anciens collaborateurs interrogé par Télérama. Le responsable du blog est un « type charmant qui passe systématiquement tous les communiqués qu'on lui envoie », ajoute une attachée de presse de France Télévisions.
Jean-Marc Morandini a transformé son nom en une marque utilisée par exemple dans le nom de son émission sur Direct 8 et le titre de ce blog, ce qui amène certains à juger que l'animateur a « un ego surdimensionné ». « Son blog ne fonctionne qu'autour de son nom, visible absolument partout. Rien que sur la page d'accueil, on trouve plus de quinze fois le mot « Morandini » et cinq photos de lui », s'est ainsi agacé le blogueur Luc Mandret. « Sur MON blog, je parle de moi... Vous imaginez le scandale ! » ironise en réponse l'animateur.
La présence de Jean-Marc Morandini sur quatre supports (télévision, radio, presse écrite et internet) lui permet d'utiliser et de recycler plusieurs fois une même information. « Morandini relaie une rumeur sur son blog, la dément sur Europe 1 puis résume toute la polémique sur Direct 8. À lui seul, il fait l'actu. » explique Télérama.
En juillet 2009, certains médias accusent l'animateur de « bidonnage ». Dans le cadre d'une émission spéciale présentée par Jean-Marc Morandini sur Direct 8 à l'occasion des funérailles de Michael Jackson, deux journalistes semblent en duplex depuis Los Angeles alors qu'ils se trouvent dans un autre studio de la chaîne à Puteaux. L'animateur reconnait « une connerie » qu'il attribue à une erreur d'incrustation de la part du réalisateur tandis l'un des deux journalistes, Jean-Luc Geneste, regrette d'avoir participé à l'émission estimant s'être fait berner.
À l'époque de l'émission Tout est possible, de 1993 à 1997, Le Nouvel Observateur surnomme l'animateur « Morazizi » tandis que le journal télévisé satirique Les Guignols de l'info présente sa marionnette comme la « créature crétinisante » des dirigeants de la chaîne TF1.
Le 19 décembre 2007, la marionnette de Jean-Marc Morandini a exceptionnellement remplacé celle de PPD à la présentation des Guignols de l'info. La caricature de Patrick Poivre d'Arvor ne voulait pas évoquer l'actualité people (notamment la rencontre entre le président de la République française Nicolas Sarkozy et la chanteuse et ancienne mannequin italienne Carla Bruni), contrairement au personnage de l'ancien animateur de Tout est possible. En mai 2009, l'émission satirique consacre un sketch à l'animateur : à travers ses « émissions ravioli » et son blog, son personnage utilise des rumeurs pour les transformer sans vérification en informations.
En mars 2009, l'imitateur Laurent Gerra qualifie l'animateur de « fosse septique d'Europe 1 (normal, il ramasse toutes les merdes !) » et son blog de « site de délateur, Morandini point Kommandantur ». Le site scooppeople.fr, dont l'animateur est actionnaire, a comparé en retour l'humoriste à la « dame pipi-caca de RTL »